La délicieuse cuisine d’un chef japonais a fait le buzz sur les réseaux sociaux, ce qui a attiré l’immigration qui a constaté un problème.
Quand des centaines de témoignages sur les réseaux sociaux commencent à vanter les plats de votre restaurant, c’est en général un très bon signe.
Malheureusement, pour un restaurateur japonais, le succès a aussi attiré l’attention des autorités et il a dû fermer son restaurant temporairement.
Un restaurant de ramen remarqué sur Facebook

Bol de Ramen. Photo via Facebook/ Chanapha Sladden et Kvara Saratham
L’affaire a commencé lorsqu’une Thaïlandaise a publié un avis sur le groupe Facebook Ramen Lover Association of Thailand à propos d’un restaurant nommé Kham Sanya Kub Moo Tua Nan, soit « La promesse au cochon ».
Elle a expliqué avoir découvert l’établissement par hasard sur Google Maps et avoir été agréablement surprise par la qualité des plats proposés.
Un ramen est une soupe de nouilles japonaise emblématique, composée d’un bouillon savoureux, de nouilles de blé, et de garnitures (porc, œuf, algues).
Le restaurant est situé dans une station-service Bangchak sur Srinakarin Road, dans la province de Samut Prakan, au sud-est de Bangkok.
Selon son témoignage, le propriétaire japonais exploitait les lieux depuis environ huit mois.
Le nom inhabituel du restaurant a rapidement suscité la curiosité.
La publication a récolté plus de 2 500 réactions et près de 1 000 partages, tandis que de nombreux internautes ont salué le goût et la qualité des ramen.
Le succès attire de nouveaux clients
Après cette première publication, d’autres membres du groupe se sont rendus sur place et ont eux aussi partagé des avis très positifs.
Le restaurant a alors gagné en notoriété sur les réseaux sociaux thaïlandais, attirant de nouveaux clients curieux de découvrir cette adresse discrète devenue tendance.
Descente de l’immigration au restaurant
Le 20 avril, des agents de l’immigration ont mené une intervention sur place.
Un client thaïlandais présent ce jour-là a raconté sur Facebook qu’il venait de commander deux bols de ramen lorsqu’il a vu arriver les policiers.
Il pensait d’abord qu’ils étaient venus après avoir aperçu les avis viraux en ligne, avant de comprendre qu’ils souhaitaient interroger le chef.
Selon ce témoin, les agents se sont entretenus un moment avec le propriétaire japonais à l’aide d’un interprète.
Le chef aurait ensuite fermé son restaurant avant de suivre les autorités jusqu’au bureau de l’immigration.
Fermeture temporaire annoncée
Toujours selon ce client, le chef n’aurait pas été en mesure de présenter un permis de travail aux agents, ce qui pourrait compromettre la poursuite de son activité.
La fermeture soudaine a également privé une dizaine de clients de leur repas ce jour-là.
Sur le compte Instagram du restaurant, le chef a ensuite annoncé une fermeture temporaire à compter du 21 avril.
Il a précisé que les clients seraient informés d’une éventuelle réouverture.
Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué concernant la procédure judiciaire ou les sanctions possibles.
Un précédent similaire à Chiang Mai
Une affaire comparable s’était produite en janvier à Chiang Mai.
Un ressortissant japonais y avait été arrêté après avoir tenu un stand de restauration sans permis de travail, alors que sa crème glacée au matcha était devenue très populaire sur les réseaux sociaux thaïlandais.
Voir aussi :
Thaïlande : les restaurants redoutent une année 2026 sous haute pression
Thaïlande : des touristes confondent un repas de funérailles avec un restaurant
Un Britannique arrêté en Thaïlande pour avoir critiqué un restaurant
Source : The Thaiger
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2 commentaires
C’est moche la jalousie non ?
Certes, ce chef n’avait pas fait les papiers nécessaires (si j’étais mauvaise langue, je dirais payer les bonnes personnes pour les obtenir tant c’est un parcours presque impossible pour faire les choses légalement).
Il a donc été victime d’un concurrent envieux qui lui a envoyé la cavalerie…
Bien souvent le pays du sourire c’est cela… Un sourire de façade en fait…
Bon courage à ce chef japonais qui devra probablement trouver un nouveau pays pour partager ses délicieuses spécialités…
Tenir un restaurant en Thaïlande sans permis de travail, c’est vraiment chercher les ennuis.