Le PDG du groupe AirAsia estime que les gouvernements ne devraient pas paniquer face à l’émergence du nouveau variant Omicron.
Tony Fernandes estime que les autorités devraient plutôt s’efforcer de réduire le coût des tests PCR.
« C’est une énorme réaction excessive.
Nous ne savons encore rien de ce variant. Attendons de voir avant de sauter le pas ».
Selon M. Fernandes, le monde est aujourd’hui bien mieux placé pour contrôler le virus et faire face à des variants comme Omicron, grâce aux nouveaux traitements disponibles.
« Il y a des pilules Merck et des pilules Pfizer qui sortent.
Nous sommes vaccinés. Des rappels sont disponibles. Je suis beaucoup plus optimiste, et je ne suis pas pessimiste.
Les gouvernements doivent faire preuve de bon sens et voir ce qui est nécessaire.
Je pense que les restrictions de voyage sont temporaires et que le monde est global.
Nous aurons beau fermer les frontières, les virus voyageront. »
Des tests PCR trop chers
Toutefois, le patron d’AirAsia a dénoncé le prix élevé du test PCR, qui est une condition d’entrée dans de nombreux pays, dont la Thaïlande.
Selon M. Fernandes, le coût élevé des tests risque de dissuader les voyageurs potentiels, quel que soit leur désir de vacances à l’étranger.
« Aucun gouvernement ne s’est penché sur le coût du test PCR.
Les tests PCR en Asie du Sud-Est sont extrêmement chers.
Il est injuste que les passagers aient à payer ce genre de frais.
Bien sûr, nous voulons être sûrs, mais faisons en sorte que ce soit aussi simple que possible. »
Il a toutefois félicité la Thaïlande pour ses tentatives d’assouplissement de mesures telles que la quarantaine obligatoire, dans le but d’attirer davantage de touristes étrangers.
« La Thaïlande est en avance sur le reste de l’ASEAN, qui est encore assez draconien.
En Malaisie, nous avons une quarantaine de 7 jours.
C’est un début. Au moins, nous ouvrons les frontières, mais il y a un long chemin à parcourir avant d’arriver au niveau où nous étions avant. »
Source : Bangkok Post
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4 commentaires
« Nous aurons beau fermer les frontières, les virus voyageront… »
Paroles pleines de sagesse et de bon sens !!!
Bouddha lui-même aurait opiné du bonnet !!!
Martelons ces paroles dans la tête de nos politiciens et libérons le peuple des nations de toutes ces entraves à leur libre circulation… Est-ce que l’on a jamais empêché les gens de voyager quand il y avait soudain une vague du virus Ebola en Afrique ou une recrudescence de la fièvre jaune en Asie, ou encore quand le variant de la grippe saisonnière qui mute chaque année frappe aux portes de nos pays européens ?
Non, non, et encore non… Alors pourquoi s’acharner sur ce covid en l’utilisant comme « fil rouge » à toutes les réformes de notre société depuis 2 ans ?
C’est sûr que ça le gène, car si le virus parvient en Thaïlande…
Il peut dire adieu à la reprise… . Et adieu à son pactole… 9 cas déjà en France…
Et ça va vite arriver partout.
Bien entendu qu’Omicron, Gamma, Zeta et tant d’autres arriveront en Thaïlande, comme partout ailleurs dans le monde. Là n’est pas la question. Fermer les frontières, c’est vouloir enfermer de l’illusion.
La question n’est même pas la contamination puisque, de toute façon, on ne peut pas l’empêcher même avec la vaccination.
La seule question qui vaille est la capacité hospitalière à recevoir les patients graves qui sont infectés et surtout à les recevoir dans les services de réanimation. Que ce soit à l’hôpital, comme dans les prisons, on ne peut ni pousser les murs ni générer spontanément des soignants d’un côté et gardiens de l’autre.
La solution, pour le moment, c’est la vaccination complète et intensive, car elle seule limite drastiquement les formes graves qui embolisent les services hospitaliers. On ne sait pas faire mieux pour l’instant.
Alors, au lieu de fermer les frontières pour croire enfermer des courants d’air, multiplions le plus vite possible les moyens de vacciner quitte à obliger, directement ou indirectement, les récalcitrants à se plier à cet acte de solidarité pour la santé publique.
Le problème n’est plus ta liberté ou la mienne, mais la nôtre.
Il a raison, car, pour le moment, si ce nouveau variant semble très contagieux, son pouvoir pathogène semble bien bénin.
Un simple rhume disent les médecins sud-africains.