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Le projet de loi historique sur l’avortement en Thaïlande a été adopté

Publié : Dernière mise à jour le 2 commentaires 3 minutes à lire
La loi thaïlandaise sur l'avortement doit être modifiée

Le projet de loi parrainé par le gouvernement qui vise à légaliser les avortements précoces a été adopté en Thaïlande en première lecture mercredi. 

Ce projet de loi autorisera pour la première fois les femmes enceintes de moins de 12 semaines à se faire avorter par un médecin qualifié si elles le demandent pour une raison quelconque.

Voir : La Thaïlande approuve un projet de loi sur l’avortement permettant l’interruption de grossesse jusqu’à 12 semaines

Elles n’auront pas besoin de prouver qu’elles ont été violées ou que la grossesse menace leur vie ou que le bébé à naître sera handicapé.

Toutefois, il serait toujours illégal pour les femmes enceintes de plus de 12 semaines de se faire avorter.

Actuellement, le code pénal criminalise l’avortement de manière générale, quel que soit l’âge du fœtus.

Le projet de loi parrainé par le cabinet a été l’un des deux débattus à la Chambre des représentants mercredi.

L’autre projet, initié par le parti « Move Forward » (MFP), proposait d’autoriser les avortements sur les femmes jusqu’à 24 semaines de grossesse.

Au final, la Chambre a voté en faveur du projet de loi parrainé par le gouvernement et il va maintenant être soumis à un comité de contrôle au Parlement.

Actuellement, la loi interdit aux femmes de pratiquer elles-mêmes un avortement ou de permettre à quelqu’un d’autre de le faire.

Ces deux infractions sont passibles de trois ans de prison ou d’une amende de 60 000 bahts ou des deux.

Si le projet de loi est adopté par le comité de contrôle au Parlement, la loi prévoira des sanctions pour les avortements pratiqués sur des grossesses de plus de 12 semaines.

Le débat s’est poursuivi dans l’hémicycle alors que dehors, des militants ont appelé en vain les législateurs à soutenir le projet de loi MFP, qu’ils ont qualifié de libéral et « d’ouvert d’esprit ».

Le projet de loi prévoit que l’expression « femmes enceintes » soit abandonnée au profit de « personnes enceintes » car certaines personnes transgenres de sexe féminin restent capables de concevoir.

Sulaiporn Chonwilai, chercheur indépendant et conseiller de Women Help Women (WHW), a déclaré que le groupe avait déjà fait campagne pour que les grossesses au-delà de 24 semaines soient également rendues légales, tout en acceptant des conditions strictes.

D’après son expérience en matière de conseil et d’aide aux femmes enceintes, Mme Sulaiporn a déclaré que 20 à 30 d’entre elles avaient cherché à se faire avorter après avoir été enceintes de 12 semaines.

Cela montre, a-t-elle dit, que le projet parrainé par le cabinet ne reflète peut-être pas la réalité ou n’est pas pratique.

Elle a ajouté que WHW souhaitait également que les députés annulent la section 301 du code pénal qui punit les femmes qui pratiquent elles-mêmes l’avortement ou qui consentent à ce que quelqu’un d’autre le fasse.

Les amendements proposés permettraient aux femmes enceintes de bénéficier d’une procédure d’avortement sans risque, a déclaré Mme Sulaiporn.


Source : bangkokpost.com

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2 commentaires

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HANSSON 24 décembre, 2020 - 17 h 14 min

Un (grand) premier pas en avant dans la reconnaissance des femmes à disposer de leur corps et à se faire avorter si elles le désirent quelles que soient les circonstances qui les ont amenées à une grossesse non désirée. Il était temps qu’en 2020, au 21è siècle, la Thaïlande rejoigne les pays qui ont développé une politique libérale en matière du droit à l’avortement. Il y aura certainement des changements à y apporter au vu des données et des statistiques qui seront publiées dans les années à venir, mais la base est légale et c’est déjà une bonne avancée vers une libéralisation totale et sécuritaire. Enfin une loi qui aura une utilité certaine et qui va aider bon nombre d’adolescentes et de jeunes femmes prises au piège d’une grossesse non désirée. Cela pourra aussi probablement aider à permettre à plus de jeunes filles victimes d’abus sexuels de trouver via cette loi, la possibilité de poursuivre leur agresseur devant la justice pénale et de briser la loi du silence et de la honte qui entoure bien trop souvent les crimes sexuels de toute espèce.

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vVDB 24 décembre, 2020 - 17 h 57 min

Ce qui correspond à 14 semaines après les dernières règles.
Ce qu’il faut c’est que les femmes sachent ce qu’elles ont envie avant de tomber enceinte.
S’il n’y avait pas d’envie alors on avorte sans attendre.
C’est bien plus simple si on verbalise régulièrement son droit d’avorter, il ne faut pas qu’il y ait des tabous.

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