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Cessez-le-feu rompu ? La Thaïlande accuse, le Cambodge dément

Publié : Dernière mise à jour le 1 commentaire 6 minutes à lire
Cessez-le-feu rompu ? La Thaïlande accuse, le Cambodge dément

Depuis la signature d’un cessez-le-feu qui est entrée en vigueur le lundi 28 juillet à minuit, les tensions restent vives à la frontière.

Voir : La Thaïlande et le Cambodge conviennent d’un cessez-le-feu inconditionnel

Bangkok accuse Phnom Penh d’avoir attaqué ses troupes et Phnom Penh dément.

L’armée thaïlandaise accuse le Cambodge d’avoir violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu

Cessez-le-feu rompu ? La Thaïlande accuse, le Cambodge dément

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim (au centre), le Premier ministre cambodgien Hun Manet (à gauche) et le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai (à droite) posent pour une photo après une réunion de paix à Kuala Lumpur. Photo : AFP

Le porte-parole de l’armée royale thaïlandaise a dénoncé le Cambodge pour avoir violé à plusieurs reprises l’accord de cessez-le-feu.

Le major général Winthai Suvaree, porte-parole de l’armée, a déclaré à la chaîne nationale thaïlandaise National Broadcasting Services que l’attaque cambodgienne à l’aide de fusils et de grenades avait eu lieu à Phu Makhuea, dans la province thaïlandaise de Si Sa Ket, vers 21 heures mardi.

« L’utilisation d’armes était inappropriée car nous sommes en période de cessez-le-feu et nous devons faire preuve de confiance mutuelle.

L’armée doit condamner ce type d’action.

C’est la deuxième fois que des armes sont utilisées pendant le cessez-le-feu », a déclaré le porte-parole.

« Le Cambodge n’a pas respecté les règles convenues », a déclaré le général Winthai.

Le porte-parole de l’armée a également déclaré que les forces thaïlandaises restaient le long de la frontière pour surveiller la situation et n’avaient pas utilisé leurs armes.

Il a également nié les rumeurs selon lesquelles des drones cambodgiens auraient visé des positions thaïlandaises dans la province voisine d’Ubon Ratchathani, expliquant que les dommages signalés, des tuiles arrachées, étaient dus à des vents violents.

Le porte-parole du gouvernement, Jirayu Houngsub, a déclaré mercredi matin sur la page Facebook de la Maison du gouvernement que les troupes cambodgiennes avaient tiré des coups de fusil et lancé des grenades à main sur des soldats thaïlandais dans la région de Phu Makhuea, dans la province nord-est de Si Sa Ket.

Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a déclaré mercredi que les attaques cambodgiennes dans la région de Phu Makhuea se sont poursuivies jusqu’à mercredi matin et qu’elles ont eu lieu après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre les deux pays, lundi soir à minuit.

« Un tel acte d’agression constitue une nouvelle violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu par les forces cambodgiennes et démontre leur manque évident de bonne foi », a déclaré le ministère.

« La Thaïlande réaffirme son engagement total en faveur du cessez-le-feu et du règlement pacifique de la situation actuelle et appelle fermement le Cambodge à cesser immédiatement toutes les violations et à se conformer pleinement à l’accord de cessez-le-feu susmentionné », a-t-il ajouté.

Le Cambodge dément

Cessez-le-feu rompu ? La Thaïlande accuse, le Cambodge dément

Drapeau Cambodgien.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Royaume du Cambodge a publié une déclaration réfutant les allégations de violation du cessez-le-feu par la Thaïlande.

Extrait de la déclaration :

« En tant que partie profondément attachée à la paix, le Cambodge affirme sans équivoque son dévouement inébranlable à la mise en œuvre intégrale et inébranlable de l’accord de cessez-le-feu conclu entre le Cambodge et la Thaïlande le 28 juillet 2025 à Putrajaya, en Malaisie.

La détermination du Cambodge à maintenir ce cessez-le-feu est absolue et durable.

À aucun moment, les forces armées cambodgiennes n’ont participé à des actions qui pourraient être interprétées comme une violation du cessez-le-feu convenu.

Ce qui est totalement contraire aux allégations fabriquées de toutes pièces formulées dans la déclaration officielle du gouvernement royal thaïlandais, publiée le 29 juillet 2025.

Le Gouvernement royal du Cambodge rejette fermement les accusations trompeuses et fabriquées, qui déforment les faits sur le terrain et menacent dangereusement la confiance et le dialogue fragiles essentiels à une paix durable.

Le Cambodge réitère qu’il n’a pas l’intention, ni maintenant ni à l’avenir, de violer le cessez-le-feu.

Notre objectif premier est de garantir que la paix non seulement prévale, mais perdure, dans l’intérêt des deux nations et de la stabilité de l’ensemble de la région. »

Qui ment ?

Cessez-le-feu rompu ? La Thaïlande accuse, le Cambodge dément

Des soldats thaïlandais transportent un de leurs collègues blessés après l’explosion d’une mine alors qu’ils patrouillaient près du poste-frontière de Chong An Ma, dans la province d’Ubon Ratchathani, le mercredi 23 juillet 2025. Le soldat a dû être amputé de la jambe.

Depuis le début du conflit, la Thaïlande et le Cambodge se renvoient mutuellement la responsabilité des hostilités : qui a tiré le premier, qui a posé des mines, et maintenant qui viole le cessez-le-feu…

Chaque incident alimente un peu plus la méfiance et brouille la frontière entre faits et propagande.

Voir : La Thaïlande accuse le Cambodge de mensonges et de crimes de guerre

À l’ère des satellites, des drones et des images instantanées, on peut s’étonner de l’absence de dispositifs de surveillance indépendants dans ces zones sensibles.

Caméras fixes, observateurs tiers ou enregistrements vidéo pourraient pourtant permettre d’établir les faits de manière objective et limiter les manipulations narratives.

Mise à jour : Channel 7 a rapporté qu’un soldat thaïlandais en première ligne avait enregistré une vidéo de sa montre, avec des coups de feu en arrière-plan, comme preuve d’une violation du cessez-le-feu.

À l’heure actuelle, aucune nouvelle victime ni blessé n’a été signalé de part et d’autre.

Selon la dernière mise à jour faite aujourd’hui à 8 heures du matin par la journaliste locale Wassana Nanuam, la situation à la frontière est revenue à la normale, aucun autre affrontement n’ayant été signalé.

Voir aussi :

Les racines du conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge

Conflit Thaïlande – Cambodge : avis aux voyageurs, les zones à éviter

Conflit Thaïlande – Cambodge : les civils sacrifiés pour protéger les centres d’appels ?

Conflit Thaïlande–Cambodge : 11 morts, dont des enfants, après des attaques meurtrières

Centres d’appel au Cambodge : l’étau se resserre sur la famille de Hun Sen

Horreur des centres d’appels au Cambodge : kidnapping, torture, viol

Un Thaïlandais kidnappé et torturé dans un centre d’appel au Cambodge est mort dans une prison


Source : Bangkok Post, Khmer Times

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1 commentaire

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HANSSON 30 juillet, 2025 - 18 h 52 min

Je ne vois pas très bien l’intérêt que le Cambodge aurait à prolonger le conflit armé…

Ses dirigeants, en l’occurrence la famille HUN, père et fils, ont au contraire intérêt à faire respecter ce cessez-le-feu par leur armée pour entamer très rapidement des pourparlers qui permettraient la réouverture des frontières entre les 2 pays et le libre passage des biens et des personnes, notamment tous ceux qui y viennent pour dépenser leur argent dans les casinos et centres de jeux…

Le Cambodge n’a aucun intérêt à faire durer cette fermeture des points de passage qui coûte très cher à leur économie basée sur la corruption, les activités mafieuses et le blanchiment d’argent issus des centres d’appels frauduleux, via l’activité licite des casinos qui, aujourd’hui tournent au ralenti…

Apparemment et militairement parlant,, la situation est redevenue calme, mais pour combien de temps ?

En tout cas, si ces escarmouches devaient se reproduire, ce n’est pas de cette manière que la Thaïlande va rouvrir ses points de passage entre les 2 pays et aider à une normalisation des relations actuelles, plus que tendues.

Le Cambodge a intérêt à faire profil bas au cours des négociations à venir, mais le nationalisme exacerbé par des discours de gloire nationale et haineux vis-à-vis de la partie adverse, ne vont pas dans le sens d’un apaisement général des relations actuelles…

Au niveau de leurs capacités à négocier, ils donnent l’image d’amateurs, avec bien peu d’expérience et manquant singulièrement de sens du compromis…

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