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La Chine se joint à la Thaïlande dans la lutte contre les centres d’appels

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La Chine se joint à la Thaïlande dans la lutte contre les centres d'appels

La Chine intensifie ses efforts pour réprimer les gangs internationaux d’escrocs le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.

Le pays a envoyé son ministre adjoint de la Sécurité publique, Liu Zhongyi, visiter la région et chercher du soutien pour renforcer la répression.

Voir : Thaïlande : 7 000 victimes libérées de l’enfer des centres d’appel birmans

M. Liu, un policier chevronné, est arrivé le dimanche 16 février à l’aéroport de Don Mueang avec environ 26 autres délégués chinois, avant de se rendre par avion dans le district de Mae Sot, dans la province de Tak, et de traverser la frontière pour se rendre à Myawaddy.

Il devrait rentrer chez lui avec un premier groupe d’environ 600 ressortissants chinois sauvés des mains de gangs d’escrocs qui opéraient à Myawaddy avant une récente série de raids.

Les ressortissants chinois seront rapatriés par avion en Chine sur des vols charters, selon une source proche du gouvernement.

Un responsable local birman à Myawaddy, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré qu’une force de sécurité combinée avait secouru 731 personnes de huit pays, dont la Thaïlande, lors des récentes descentes.

La source n’a pas pu confirmer le nombre de Thaïlandais secourus, mais a noté que les personnes libérées venaient de huit pays : Chine, Indonésie, Inde, Malaisie, Pakistan, Vietnam, Éthiopie et Thaïlande.

Elles sont maintenant examinées afin de séparer les véritables victimes de la traite des êtres humains de celles qui travaillaient volontairement dans les centres d’appel.

Il a déclaré que la brigade des garde frontière Karens (BGF), alliée à la junte birmane, avait coopéré à la répression qui a commencé mardi dernier lorsque 69 personnes ont été arrêtées.

Deux cents autres personnes ont été arrêtées alors que les opérations se poursuivaient vendredi et 469 autres personnes ont été arrêtées samedi.

Rangsiman Rome, député du Parti populaire, en sa qualité de président de la commission de la Chambre sur la sécurité de l’État, les affaires frontalières, la stratégie nationale et la réforme, a dirigé dimanche une visite de la commission à Mae Sot.

Il a discuté de la situation à la frontière avec le groupe de travail militaire Naresuan, chargé de surveiller les 993 km de frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.

« Les gangs d’escrocs des centres d’appel se sont rapidement développés et ont gravement nui à l’économie et au tourisme en Thaïlande.

Il s’agit d’une lutte contre l’un des plus grands syndicats du crime au monde », a déclaré M. Rangsiman, promettant le soutien total des législateurs.

Suite à la décision du gouvernement thaïlandais de couper l’électricité, le carburant et Internet dans les zones frontalières birmanes où les gangs sont basés, ces derniers sont passés à l’énergie solaire et aux connexions Internet par satellite, a déclaré M. Rangsiman.

Voir : Chaos en Birmanie après l’arrêt de l’approvisionnement par la Thaïlande

Le député a également déclaré qu’il pensait que la BGF jouait un rôle clé dans le contrôle de Myawaddy et du centre d’escroquerie de Shwe Kokko.

Effectivement, la BGF a hébergé et protégé les gangs chinois, mais semble se retourner contre ses anciens complices alors que la Thaïlande a annoncé qu’elle allait lancer des mandats d’arrêts contre ses dirigeants, dont le chef principal, Saw Chit Thu.

La Chine se joint à la Thaïlande dans la lutte contre les centres d'appels

Saw Chit Thu : Chef de la brigade des gardes frontières (BGF).

Voir : La Thaïlande veut des mandats d’arrêts contre des alliés de la junte birmane

De nombreux financiers des syndicats arrêtés à Myawaddy ont fui et vivent maintenant à Hpa-an, la capitale et plus grande ville de l’État de Kayin (État Karen), a déclaré M. Rangsiman, citant des renseignements qu’il a obtenus de sources locales.

Il est probable que la BGF se soient arrangés avec les chefs de ses réseaux d’escrocs, en continuant à les protéger, mais en livrant à la Chine les petites mains.

Plus tôt dans la journée de samedi, la BGF a déclaré qu’elle se préparait à expulser vers la Thaïlande 10 000 personnes liées à des cyberarnaques dans la zone qu’elle contrôle, dans le cadre d’une répression des complexes illicites.

Les réseaux d’escrocs se sont multipliés dans les zones frontalières de Birmanie et sont composés d’étrangers qui sont souvent victimes de trafic et contraints de travailler, escroquant des personnes dans le monde entier dans un secteur qui, selon les analystes, représente plusieurs milliards de dollars.

« Nous nous sommes engagés à exiler tous ceux qui pratiquent l’escroquerie sur notre sol », a déclaré samedi à l’AFP le porte-parole de la BGF, le major Naing Maung Zaw.

La BGF a déjà envoyé 61 personnes de l’autre côté d’un pont frontalier vers la Thaïlande et se prépare à en remettre « environ 500 autres de nombreuses nationalités différentes », a rapporté le major Naing Maung Zaw.

Voir aussi :

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Source : Bangkok Post

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1 commentaire

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HANSSON 17 février, 2025 - 11 h 43 min

Si, comme le spécifie l’article, la BGF, dont le chef de ses dirigeants corrompus (alliés, je le rappelle, à la dictature militaire au pouvoir au Myanmar la dite dictature qui reste prudemment dans l’ombre de tous les trafics existants en Birmanie) a protégé les gangs chinois durant l’âge d’or des centres d’appels, et retourne sa veste après en avoir récolté une part importante des bénéfices comptés en millions de dollars, elle collabore dans le sens du poil avec la Thaïlande et la Chine afin de permettre à ses dirigeants qui font l’objet de mandats d’arrêts, dont le chef principal, Saw Chit Thu, d’échapper à une arrestation dans les prochaines semaines ou mois…

Je doute, en effet, que Saw Chit Thu ne garde pas les protections dont il bénéficie au sein de la dictature militaire qui dirige la Birmanie et trouvera quelque part en Birmanie ou à l’étranger une protection qui lui permettra d’échapper à la justice chinoise ou thaïlandaise.

Il faudrait une fameuse pression de la part de la Chine pour que les gangs mafieux chinois et la dictature birmane livre le big boss des centres d’appels à la justice thaïlandaise ou chinoise !!!

Mais sait-on jamais… il y a une telle pagaille et une telle panique parmi les centaines ou milliers de personnes corrompues que les actes de vengeance de la part de certains ne sont pas à exclure, sans parler des cellules toujours actives qui se sont repliées à l’intérieur du pays et qui fonctionnent grâce à des groupes électrogènes et des connexions par satellite, grâce au réseau internet spatial « Starlink » d’Elon Musk.

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