La Russie veut accroître sa coopération avec la Thaïlande dans les domaines du tourisme, de l’agriculture, de la technologie et de l’énergie via les BRICS+.
En octobre 2024, la Thaïlande a fait partie des 13 nations désignées comme nouveaux pays partenaires par les BRICS+, un bloc international créé en 2006 sous la forme d’une coalition de grands marchés émergents.
Voir : La Thaïlande souhaite un monde meilleur et plus juste au sommet des BRICS+

En octobre 2024, la Thaïlande est devenue un partenaire des BRICS+.
L’ambassadeur russe en Thaïlande, Evgeny Tomikhin, a déclaré dans une interview accordée au journal thaïlandais Krungthep Turakij :
« L’ASEAN et la Russie sont des partenaires stratégiques, en particulier la Thaïlande et la Russie, et entretiennent des relations solides même pendant les périodes difficiles où le monde connaît des transitions politiques et économiques. »
Il a souligné que l’un des principaux domaines de coopération entre les deux pays est le tourisme, puisque des millions de Russes visitent la Thaïlande chaque année, générant des revenus importants pour l’économie thaïlandaise.
Les touristes russes ont été le deuxième groupe le plus important à visiter la Thaïlande en 2023, après la Chine.
En 11 mois de 2024, quelque 1,5 million de Russes sont entrés en Thaïlande, ce qui est supérieur à la même période de l’année dernière, où l’on comptait environ 1,1 million de personnes.
Il reste à savoir si la Thaïlande ne va pas se montrer frileuse à l’adhésion après les menaces du futur président, Donald Trump, qui a déclaré :
« Nous exigeons un engagement (…) selon lequel ils ne créeront pas une nouvelle monnaie des BRICS, ni ne soutiendront aucune autre monnaie pour remplacer le puissant dollar américain, sinon ils seront confrontés à des droits de douane de 100%.
Il n’y a aucune chance que les BRICS remplacent le dollar américain dans le commerce international.
Tout pays qui essaie devrait dire au revoir à l’Amérique ».
Un discours qui tranche avec les déclarations de certains experts liés à de puissantes institutions américaines, qui tentaient de minimiser la menace.
Voir : Les implications de l’adhésion de la Thaïlande aux BRICS+
Voir aussi :
La Thaïlande est le 2e pays à haut risque sous le gouvernement Trump
Le président chinois Xi invite la Thaïlande à rejoindre les BRICS+
La Thaïlande souhaite rejoindre les BRICS+ « dès que possible »
L’adhésion aux BRICS ouvrirait des perspectives à la Thaïlande
Source : The Nation Thailand
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7 commentaires
Le bras de fer entre les États-Unis et les Brics+ pour acquérir, conserver ou renforcer une hégémonie géo-politique, économique et financière en Asie du Sud-Est n’est qu’à ses débuts, comme l’est actuellement l’internationalisation en expansion des pays actuellement membres (et particulièrement la Russie et la Chine) ou candidats à l’adhésion des Brics, sur l’échiquier économique et financier mondial.
Et il est certain que la création d’une nouvelle monnaie pour réguler les échanges commerciaux des pays membres se trouve être dans les projets à moyen terme du groupe.
Les guerres économiques sont aussi dangereuses pour l’équilibre du monde que les guerres militaires et sous certains angles de vue, elles font tout autant sinon plus de victimes, avec le danger qu’à plus long terme, la politique protectionniste de taxation outrancière de Trump rate sa cible et ne se retourne contre son propre pays !
Le problème des Brics est que cette entente monétaire regroupe en majorité les pays voyous gérés pas des autocrates au destin incertain.
Si la Thaïlande pense se reconnaître parmi eux, elle actera son appartenance à la même famille.
Mais, franchement qu’a-t-elle à gagner.
Pays voyous ?
Le premier pays voyou du monde ce sont les USA, ils pillent et détruisent la planète, déclenchent des guerres sanguinaires partout, c’est le plus gros furoncle de l’humanité !
Le furoncle Sam.
Les pays des BRICS, s’ils ne sont pas blanc comme neige, sont quand même beaucoup moins nocifs pour l’humanité et s’ils veulent créer une monnaie pour permettre à tous les pays pauvres de s’affranchir du dollar et de l’empire, c’est une très bonne chose qui doit être encouragée, enfin quand on est humaniste.
Agir dans la sagesse, la philosophie de vie de Bouddha est la meilleure voie…
La Thaïlande pour sa santé économique devrait s’abstenir de toute coopération avec les BRICS cette alliance étant déjà composé d’un paria la Russie et d’un autre peu fréquentable la Chine, mais surtout ce qui devrait faire réfléchir la Thaïlande à l’idée de convoler en noce avec ces pays, c’est la promesse d’imposé 100 pour cent de droit de douane à tous les pays coopérants avec les BRICS ce qui provoquerait un effondrement total des exportations thaïlandaises de plus la Thaïlande négocie actuellement des accords avec l’Union européenne ou la Russie est désormais l’ennemi numéro un.
La prudence et la neutralité vis-à-vis de cette pseudo-alliance devrait donc être le maître mot de la Thaïlande pour préserver sa santé économique et financière.
La Thaïlande est un pays souverain, elle peut intégrer à son gré n’importe quelle Organisation de son choix.
Assurémment, Dantil Judes…
La Thaïlande est tout à fait libre d’intégrer quelle qu’organisation qu’elle désire et c’est une chose… mais une autre est d’en assumer la responsabilité et d’en calculer les conséquences et les retombées de ses choix…
Comme le font remarquer à juste titre « Jordan » et « Cris », on peut se demander ce que la Thaïlande, qui a déjà de solides accords économiques avec son puissant voisin chinois, va y gagner économiquement et financièrement à long terme en rejoignant les Brics+, dont le moins que l’on puisse dire est que les membres actuels forment un groupe de 10 pays assez hétéroclites et ayant des différences de potentiels économiques et financiers pour le moins très dissemblables, entre la très pauvre Éthiopie, l’Afrique du Sud et à l’autre extrémité les très riches Émirats arables Unis et l’Arabie saoudite, en passant par l’Égypte, l’Inde, l’Iran, le Brésil dont les idéologies politiques et les systèmes économiques fonctionnent avec des différences fondamentales majeures, des degrés de corruption, de répression politique et sociale et de contrôle du système étatique en place, avec cerise sur le gâteau, les ogres russes et chinois, à l’origine de la création de cette nouvelle « union économique ».
Pour que les engrenages de ce nouveau moteur économique aient une chance de constituer un jour une force unie, concurrentielle et parlant d’une seule voix face aux États-Unis de Donald Trump et à l’hégémonie du dollar en tant que monnaie-étalon de référence internationale, il faudra mettre beaucoup d’huile dans les rouages, d’autant plus que le Maître de la Maison-Blanche aura 4 ans devant lui pour déverser du sucre dans le réservoir à essence !!!