Accueil Actualités en ThaïlandeLe tourisme en Thaïlande dans la balance, entre la baisse du baht et les tarifs aériens élevés

Le tourisme en Thaïlande dans la balance, entre la baisse du baht et les tarifs aériens élevés

4 commentaires 3 minutes à lire
Un avion survol des touristes sur une plage de Phuket

La faiblesse du baht pourrait profiter à l’industrie du tourisme, mais cela ne suffira peut-être pas à compenser les tarifs aériens élevés, selon l’Association des hôtels thaïlandais (THA).

Marisa Sukosol Nunbhakdi, présidente de la THA, a déclaré que la dépréciation de la monnaie n’est qu’un des nombreux facteurs qui contribuent à rendre l’industrie touristique thaïlandaise plus attrayante dans la période post-pandémique.

« La faiblesse du baht a certainement affecté le secteur industriel, qui importe des matières premières pour sa production, mais elle pourrait soutenir l’industrie du tourisme, car les touristes étrangers peuvent dépenser davantage dans le pays », a-t-elle déclaré.

Ce que les responsables thaïlandais oublient souvent lorsqu’ils font ce genre de déclaration, c’est que ce sont principalement les Américains qui profitent de cette hausse, les monnaies de nombreux pays, comme l’euro, chutent aussi face au dollar US.

Le baht a continué à plonger alors que la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d’intérêt de 0,75 point de pourcentage cette semaine pour lutter contre l’inflation.

« Mais je ne suis pas sûre qu’un baht faible puisse aider à compenser les coûts de transport élevés, tels que les tarifs aériens », a déclaré Mme Marisa.

Selon elle, la flambée des prix du transport aérien a affecté le nombre de touristes internationaux voyageant en avion, ce marché restant inférieur aux prévisions ces derniers mois.

Mme Marisa a déclaré que la réouverture des frontières sans l’obligation d’enregistrement du Pass Thaïlande et la suppression du test RT-PCR avaient créé une dynamique positive.

« La dernière annonce du ministère de la Santé publique, qui a rétrogradé le Covid-19 au rang de maladie endémique à partir d’octobre, devrait marquer une étape importante pour le tourisme du pays », a-t-elle déclaré.

En fait, la Thaïlande ne rétrograde pas le Covid au rang de maladie endémique, mais en maladie transmissible surveillée.

Voir : Comment la vie en Thaïlande va-t-elle changer lorsque l’état d’urgence prendra fin ?

« Par rapport à d’autres pays d’Asie, la suppression relativement rapide des protocoles Covid en Thaïlande devrait accélérer le rythme de la reprise du tourisme », a déclaré Mme Marisa.

Voir : Les voyages en Thaïlande facilités à partir du 1er octobre : fin des restrictions

« Contrairement à la crise du Tom Yum Kung (crise asiatique) en 1997, lorsque le baht a chuté à plus de 50 bahts pour un dollar, le scénario de cette année est différent en termes de parties prenantes qui ont été touchées », a-t-elle dit.

« Le Covid-19 a touché toutes les parties prenantes du secteur du tourisme, des employés des hôtels à ceux des chaînes d’approvisionnement », a déclaré Mme Marisa.

Elle a déclaré que la demande touristique pendant la crise de 1997 est restée forte jusqu’à ce que l’offre de chambres soit insuffisante pour répondre à tous les clients, alors que pendant le Covid-19, les touristes ont disparu.

Le Premier ministre par intérim Prawit Wong- suwon a insisté sur le fait que le gouvernement n’interviendra pas dans la politique monétaire de la Banque de Thaïlande.

Voir aussi : La faiblesse du baht est au centre des préoccupations en Thaïlande


Source : Bangkok Post

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4 commentaires

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Yvan 26 septembre, 2022 - 16 h 03 min

Faiblesse du baht ? À 36,3, on ne peut pas vraiment dire qu’il est faible !

Il l’était faible il Y a 20 ans quand il était à 64 b pour 1 euro, Il était faible il y a 8 ans quand il était à 43, mais à 36, il n’est vraiment pas faible.

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HANSSON 26 septembre, 2022 - 16 h 10 min

Mais où vont-ils chercher un bath « faible », alors qu’il est actuellement côté entre 35 et 36.50 baths pour 1 euro ?

Comme on le dit dans l’article, en 1997 et les années qui ont suivi, jusqu’en 2008-2010, le bath à 42, 45, 50 baths pour un euro pouvait être taxé de monnaie « faible »…

Mais un bath à 35 ou 36 baths pour 1 euro, est pour le tourisme un bath fort et cher, et n’aide donc pas les dépenses des touristes, ceux-ci recevant moins d’argent en baths pour la même somme en euros par rapport aux années 2000-2010…

Le bath s’est maintenu pendant longtemps autour de 40 baths, puis progressivement, il a fluctué entre 40 et 38 baths jusqu’en 2018 et puis a commencé une lente mais constante pente descendante pour atteindre son prix le plus cher lors du 3è trimestre de 2019, où les touristes ne recevaient que 33,50 baths pour 1 euro, pour enfin évoluer depuis la crise covid entre 35 et 36,50 baths pour 1 euro.

Comme je l’ai déjà évoqué par le passé dans d’autres commentaires, j’estime personnellement qu’un taux de change entre 37,50 et 38,50 est un bon équilibre entre la balance des exportations et celle des importations, tout en étant un taux acceptable pour les touristes étrangers…

Mais le taux actuel de 35,50 pour un euro est cher et ne contribue pas à un tourisme dépensier et là-dessus, je rejoins l’avis de la présidente des hôteliers de Thaïlande, Marisa Sukosol Nunbhakdi quand elle déclare que le taux de change actuel ne va pas attirer les touristes internationaux.

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Mu 26 septembre, 2022 - 19 h 08 min

Bonjour, le covid, les confinements ont été un prétexte pour ruiner de nombreux pays dans le monde avec les secteurs : touristique, maritime, aérien, énergétique, l’armement afin de bloquer la croissance de la Chine et de racheter tous ces secteurs au cours le plus bas.

Maintenant qu’on s’aperçoit que l’on s’est fait avoir pendant 2 ans et demi avec le covid (petit rhume volontairement mal soigné) nos milliardaires, BlackRock… propriétaires de tous ces secteurs augmentent tous les tarifs car ils ont le monopole maintenant et c’est eux qui crée l’inflation dans le monde et non la guerre en Ukraine.

Des guerres, il y en a régulièrement : Afghanistan, Irak, Liban, Afrique, la Syrie, Yougoslavie…

Nos milliardaires américains, Black Rock, européens…se défendent contre la Russie pour sauver leurs intérêts qu’ils ont en Ukraine : terres, mines, forêts, pétrole, gaz et entreprises industrielles.

Ce n’est pas la guerre des peuples européens pour défendre une liberté perdue, mais sont des victimes de l’inflation pour payer cette guerre que le peuple ukrainien subit à cause de ces milliardaires qui détestent les peuples, ils ne pensent qu’à faire toujours plus de profit et de maintenir leur hégémonie sur les pays de la planète en imposant leur $ qui réellement ne vaut rien vu leur surendettement astronomique !

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sart 27 septembre, 2022 - 13 h 08 min

Le bath est fort par rapport à l’euro, le gouvernement thaïlandais ferait bien de revenir les pieds sur terre.

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