Après les différentes opérations de la Thaïlande contre les centres d’appel en Birmanie et au Cambodge, les arnaques ont diminué de 80 %.
Voir : Thaïlande : 7 000 victimes libérées de l’enfer des centres d’appel birmans
Le gouvernement thaïlandais a signalé une diminution de 80 % des cas d’escroquerie par centre d’appel à la suite d’une répression nationale menée dans le cadre de la politique « No End Until It’s Over » (Pas de fin tant que ce n’est pas fini) de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra.
Le porte-parole du gouvernement, Jirayu Huangsap, a confirmé que les autorités ont démantelé les réseaux financiers et logistiques soutenant les opérations d’escroquerie, ce qui a conduit à des milliers d’arrestations le long des frontières est et ouest de la Thaïlande.
Cependant, de nouvelles tactiques d’escroquerie continuent d’émerger, les criminels se faisant passer pour des fonctionnaires d’agences gouvernementales afin de faire pression sur les victimes pour qu’elles transfèrent de l’argent.
Un nouveau stratagème, connu sous le nom de « Gang d’appel séduisant », a récemment fait surface, utilisant les médias sociaux pour manipuler les victimes.
Les escrocs volent des photos sur des plateformes telles que Facebook, Instagram et TikTok pour créer de faux profils et initier des relations en ligne.
Une fois la confiance établie, ils persuadent les victimes d’envoyer de l’argent, d’investir dans des stratagèmes frauduleux ou de participer à des appels vidéo intimes, qui sont ensuite utilisés à des fins de chantage.
Certaines victimes ont été confrontées à des demandes d’extorsion allant de dizaines de milliers à des millions de bahts.
Les forces de l’ordre ont déjà commencé à traquer les membres de ce réseau d’escrocs.
Dans une affaire récente, des fraudeurs se sont fait passer pour une policière, utilisant ses photos et ses vidéos pour tromper leurs victimes.
Se faisant passer pour l’officier, ils ont convaincu des gens d’envoyer de l’argent, prétendant que c’était nécessaire pour acheter des armes à feu liées à des fonctions policières.
Certaines victimes ont été manipulées et mises dans des situations compromettantes, les escrocs enregistrant des contenus explicites pour demander une rançon.
Le lieutenant-général de police Trairong Phiwphan, commissaire du Bureau d’enquête sur la cybercriminalité (CCIB), a confirmé que les enquêteurs sur la cybercriminalité poursuivent activement les suspects impliqués dans ces escroqueries.
Les auteurs sont passibles de multiples accusations en vertu de la loi thaïlandaise, notamment l’extorsion, le chantage et les infractions informatiques, avec des peines allant de trois à dix ans de prison et des amendes substantielles.
Les escroqueries en ligne devenant de plus en plus sophistiquées, le gouvernement exhorte le public à rester prudent.
Les autorités conseillent aux gens de se méfier des interactions en ligne avec des inconnus, d’éviter de partager des informations personnelles et de signaler toute activité suspecte au Bureau d’enquête sur la cybercriminalité (CCIB) ou à la ligne d’assistance anti-arnaque.
Voir aussi :
Bâtir un mur entre la Thaïlande et le Cambodge contre les centres d’appel
La Chine se joint à la Thaïlande dans la lutte contre les centres d’appels
Scandale en Thaïlande : 2 généraux liés aux centres d’appel birmans
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Source : National News Bureau of Thailand
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1 commentaire
Ce sera une lutte sans fin et il ne faut surtout pas que les responsables de la police cyber relâchent leurs efforts dans cette lutte contre une cybercriminalité internationale opérant toujours via les pays voisins, encore plus corrompus que la Thaïlande !!!
Il faut que le gouvernement thaïlandais, Première Ministre en tête, considère comme une priorité de sécurité nationale et de lutte contre la criminalité en ligne, le recrutement et la formation d’agents spécialisés dans la lutte contre ces gangs informatiques…
Augmenter les effectifs de police spécialisés en cybercriminalité est nécessaire si la Thaïlande veut lutter d’égal à égal avec ces réseaux mafieux qui disposent de capitaux énormes issus de leurs trafics, y compris de la corruption et des drogues chimiques produites à grande échelle depuis ces mêmes pays…
La Thaïlande a gagné une bataille, mais la ligne de front s’est déplacée et la tactique des cybercriminels a changé… c’est à la Thaïlande de s’adapter et de trouver les ripostes adéquates pour ne laisser aucun répit à l’ensemble de ces trafics qui détruisent des vies, des familles et des nations entières…