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Thaïlande : le médecin refuse un test cardiaque, il meurt le jour même

3 commentaires 7 minutes à lire
Épouse et enfant de Panupong Meesuk devant son portrait funéraire après son décès dans la province de Ratchaburi

Un médecin a été licencié après la mort d’un homme de 31 ans renvoyé chez lui malgré des symptômes évoquant un problème cardiaque.

L’affaire a provoqué une vive émotion en Thaïlande après le témoignage déchirant de l’épouse de la victime sur les réseaux sociaux.

Elle affirme avoir demandé à plusieurs reprises un électrocardiogramme, proposant même de le payer de sa poche, mais que le médecin a refusé.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer si la prise en charge du patient était conforme aux normes médicales.

Un homme de 31 ans meurt quelques heures après sa consultation

Hôpital San Camillo de Ban Pong dans la province de Ratchaburi, où était suivi le patient décédé après un diagnostic contesté

L’hôpital San Camillo de Ban Pong, dans la province de Ratchaburi, où le patient de 31 ans avait consulté avant son décès. Photo : Fondation Saint-Camille de Thaïlande

Panupong Meesuk, 31 ans, s’est rendu à l’hôpital San Camillo, dans le district de Ban Pong, province de Ratchaburi, après avoir ressenti une douleur irradiant de son bras vers sa poitrine.

Selon son épouse, Benyaporn Phanphet, une enseignante connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Kru Sai », il souffrait également d’une oppression thoracique, d’un essoufflement et d’une transpiration excessive.

Ses collègues de travail auraient remarqué depuis plusieurs jours qu’il transpirait abondamment et s’inquiétaient de son état.

Quelques heures après avoir quitté l’hôpital, Panupong Meesuk s’est effondré à son domicile devant son épouse et leur jeune enfant.

Il est décédé dans l’après-midi du 16 juillet.

Ballotté entre plusieurs services malgré des symptômes cardiaques

Selon le récit de Kru Sai, dont plusieurs éléments ont ensuite été confirmés dans leurs grandes lignes par l’Office thaïlandais de la sécurité sociale (SSO), son mari a passé une grande partie de la matinée à être orienté d’un service à l’autre.

Il a d’abord été reçu en médecine interne.

Comme son dossier médical mentionnait des antécédents de tendinite, il a ensuite été envoyé vers un spécialiste en orthopédie.

Kru Sai affirme que le couple a tenté d’expliquer à plusieurs reprises que la douleur ne ressemblait pas à un problème de tendon, qu’elle remontait jusqu’à la poitrine et s’accompagnait d’une sensation d’oppression.

Selon elle, ils craignaient un problème cardiaque.

L’orthopédiste aurait finalement estimé que les symptômes n’étaient pas liés aux os ou aux tendons et aurait renvoyé le patient vers le service de médecine interne.

« Vous avez trop lu sur Internet », aurait lancé le médecin

C’est lors de cette seconde consultation que la situation aurait dégénéré.

Selon Kru Sai, le couple a demandé qu’un électrocardiogramme (ECG) soit réalisé afin de vérifier l’état du cœur de Panupong.

Le médecin aurait refusé.

L’épouse affirme qu’il lui aurait reproché d’avoir trop lu d’informations sur Internet et de s’être inutilement inquiétée.

Selon son témoignage, le praticien aurait estimé que ses questions et son insistance stressaient son mari au point de provoquer une crise de panique, ce qui expliquerait sa transpiration.

Elle affirme également qu’il aurait comparé son époux à un patient souffrant d’une peur excessive des aiguilles.

Toujours selon Kru Sai, le médecin aurait déclaré qu’un homme d’une trentaine d’années n’avait que 3 à 5 % de risque de souffrir d’une maladie cardiaque.

Il se serait également moqué de l’idée que des informations obtenues grâce à Internet ou à l’intelligence artificielle puissent être plus pertinentes que l’avis d’un médecin.

L’épouse affirme enfin que le praticien aurait suggéré à son mari de dormir dans une chambre séparée afin de réduire son stress et que les symptômes disparaîtraient d’eux-mêmes.

La famille propose de payer l’examen de sa poche

Kru Sai affirme avoir insisté à plusieurs reprises pour qu’un ECG soit réalisé.

Selon son récit, elle a même proposé de payer l’examen elle-même plutôt que de passer par le régime de sécurité sociale.

Elle aurait également demandé que son mari soit transféré vers un autre établissement afin qu’il puisse bénéficier d’examens complémentaires.

Ces demandes auraient été refusées.

Le patient a finalement été renvoyé chez lui avec un rendez-vous de suivi prévu quelques jours plus tard.

Quelques heures après son retour à domicile, il s’est effondré et est décédé.

L’autopsie révèle deux artères coronaires obstruées

Épouse de Panupong Meesuk en larmes après le décès de son mari

L’épouse de Panupong Meesuk en larmes après le décès de son mari. La famille conteste la prise en charge médicale dont il a fait l’objet avant sa mort. Photo : ONE31

L’autopsie a révélé que Panupong Meesuk souffrait d’une grave maladie coronarienne.

Deux de ses artères coronaires étaient obstruées.

Ces conclusions ont poussé la famille à déposer une plainte officielle afin qu’une enquête soit menée sur sa prise en charge médicale.

Une vidéo publiée par Kru Sai sur TikTok a dépassé les 4,8 millions de vues et suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux thaïlandais.

L’hôpital suspend puis licencie le médecin

Le 18 juillet, l’hôpital San Camillo a annoncé la suspension du médecin concerné dans l’attente des résultats d’une enquête interne.

Le praticien, spécialiste en médecine interne âgé de plus de 70 ans, travaillait à temps partiel dans l’établissement depuis plus de dix ans.

Le lendemain, l’hôpital a annoncé son licenciement avec effet immédiat.

Selon l’établissement, son enquête interne a montré que le médecin avait utilisé un langage jugé inapproprié et irrespectueux envers le patient et sa famille.

Le directeur de l’hôpital, le père Piyasak Wongwai, également médecin et prêtre catholique, s’est rendu aux funérailles afin de présenter personnellement ses excuses à la famille.

Il a assuré que l’établissement coopérerait pleinement avec les autorités et ne chercherait pas à protéger le praticien.

Le Conseil médical et la sécurité sociale enquêtent

Le Conseil médical de Thaïlande a ouvert une enquête éthique afin d’examiner le dossier médical, les résultats de l’autopsie, les explications du médecin et les éléments fournis par la famille.

De son côté, l’Office thaïlandais de la sécurité sociale a demandé la transmission de l’intégralité du dossier médical du patient.

L’organisme a confirmé dans les grandes lignes la chronologie des événements :

  • Admission pour douleurs thoraciques et essoufflement
  • Passage entre plusieurs services
  • Diagnostic d’anxiété malgré les inquiétudes de la famille
  • Décès quelques heures après le retour à domicile

L’hôpital risque des sanctions financières

Si l’enquête conclut à des soins inférieurs aux normes requises, l’Office de la sécurité sociale pourrait réduire le nombre de patients assurés que l’hôpital est autorisé à prendre en charge dans le cadre du régime public.

La famille peut déjà bénéficier d’une aide aux obsèques de 50 000 bahts, d’une prestation de décès de 30 000 bahts ainsi que du versement des cotisations retraite accumulées par Panupong Meesuk, soit 58 405 bahts majorés des intérêts.

Si des manquements sont officiellement constatés, une indemnisation supplémentaire pouvant atteindre 400 000 bahts pourrait également être accordée.

Une affaire qui relance le débat sur certains hôpitaux privés

Cette affaire a relancé un débat récurrent en Thaïlande sur la qualité des soins prodigués aux assurés de la sécurité sociale dans certains hôpitaux privés conventionnés.

Ces établissements sont rémunérés selon le nombre de patients inscrits et font régulièrement l’objet de critiques concernant la limitation de certains examens ou traitements afin de réduire les coûts.

Les autorités sanitaires rappellent qu’une oppression thoracique accompagnée d’une transpiration abondante peut être le signe d’une crise cardiaque nécessitant une prise en charge urgente.

Voir aussi :


Source : Khaosod English, The Thaiger, Bangkok Post

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3 commentaires

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Olivier 21 juillet, 2026 - 7 h 36 min

Un vrai mauvais médecin.

Depuis les vaccinations de masse avec un certain produit pendant la pandémie, les crises cardiaques touchent des personnes de plus en plus jeunes.

Cela n’a pas fait qu’augmenter le nombre de cancers fulgurants.

Une infirmière américaine avait raconté qu’au début, après cette vaccination, elle avait averti un médecin qu’un enfant de cinq ans devait être opéré pour une crise cardiaque.

Le médecin lui avait alors répondu qu’un enfant de cet âge ne pouvait pas en avoir, elle lui avait alors dit qu’il avait été vacciné et le médecin avait compris que c’était sérieux.

Elle avait ajouté que, depuis, comme dans tous les pays qui ont eu le vaccin ARN, ils ont de nombreux cas de personnes très jeunes.

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HANSSON 21 juillet, 2026 - 9 h 02 min

Que ce « médecin », d’une incompétence totale, se retire sur la pointe des pieds et prenne sa retraite en attendant les suites judiciaires de ses fautes professionnelles accumulées en quelques jours à l’égard de ce patient, fautes déontologiques, de diagnostic et de soins, qui ont conduit à son décès…

Chez nous, on appelle cela une succession de fautes professionnelles ayant entraîné la mort sans intention de la donner…

Bref, un homicide involontaire, passible chez nous d’un emprisonnement entre 3 et 5 ans et de 45 à 75 000 euros d’amende, augmentés des dédommagements civils à la famille du défunt…

En Thailande ? Pour le moment ce médecin de 70 ans passé a été « démissionné »; pour le reste, je doute que cette jeune veuve, maintenant mère célibataire, pourra faire son deuil, se consoler et assurer l’avenir de son jeune enfant avec les maigres indemnités qu’elle recevra (peut-être)…!

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Eddy 21 juillet, 2026 - 10 h 05 min

Non seulement ils font payer des prix hallucinants aux étrangers, mais en plus ils refusent des examens aux Thaïlandais assurés pour faire des économies !

Les médecins thaïs sont vraiment à éviter, ils ne pensent qu’à l’argent et n’ont rien à faire de la santé de leurs patients…

Ce n’est qu’un témoignage de plus parmi des centaines que j’ai pu lire ou entendre de la bouche de Thaïlandais ou d’expatriés, qui dégoûtent des hôpitaux en Thaïlande.

J’ai une bonne assurance, mais en cas de problème grave j’irai me faire soigner ailleurs, comme en Chine où il y a de nombreux bons et vrais médecins avec une technologie médicale qui dépasse la Thaïlande et même l’Occident, pas des charlatans prêts à vous laisser mourir pour faire des économies ou à vous donner des soins ou des médicaments inutiles juste pour vous faire payer plus, comme dans ce pays.

Il y a de nombreux témoignages vidéos d’étrangers surpris par le bas coût et l’efficacité des hôpitaux en Chine, au point que maintenant, même des gens assurés dans leur pays viennent s’y faire soigner.

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