La Thaïlande applique depuis ce mardi 15 septembre 2026 ses nouvelles règles d’entrée sans visa pour les touristes étrangers.
Pour de nombreux voyageurs, dont les Français, Belges, Suisses et Canadiens, la durée du séjour accordée sans visa passe désormais de 60 à 30 jours.
Les 30 jours sans visa entrent en vigueur en Thaïlande

Des voyageurs étrangers attendent pour passer les formalités d’immigration à l’aéroport Suvarnabhumi. Photo : Somchai Poomlard/Bangkok Post
La réforme annoncée par le gouvernement thaïlandais est désormais effective.
Depuis ce 15 septembre, le régime permettant aux ressortissants de 93 pays et territoires de séjourner jusqu’à 60 jours en Thaïlande sans demander préalablement de visa a pris fin.
Le principal régime d’exemption concerne désormais 60 pays et territoires pour des séjours touristiques allant jusqu’à 30 jours.
La France, la Belgique, la Suisse et le Canada figurent parmi les pays concernés, tout comme notamment le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et l’Australie.
Pour un voyageur de ces pays arrivant en Thaïlande à partir d’aujourd’hui dans le cadre de l’exemption, la durée accordée à l’entrée est donc ramenée de 60 à 30 jours.
Voir : Voyage en Thaïlande : ce qui change pour les touristes dès le 15 septembre
Vous êtes entré avant le 15 septembre : vos 60 jours restent valables

Un tampon d’immigration thaïlandais indiquant une autorisation de séjour de 60 jours.
La nouvelle réglementation n’est pas rétroactive.
Les voyageurs arrivés avant son entrée en vigueur conservent la durée de séjour qui leur a été accordée au moment de leur passage à l’immigration.
Une personne entrée le 14 septembre avec une autorisation de séjour de 60 jours ne voit donc pas celle-ci ramenée à 30 jours le 15 septembre.
Pour les étrangers déjà présents dans le pays, la date inscrite sur le tampon d’immigration reste déterminante.
C’est la date d’entrée en Thaïlande, et non celle à laquelle le billet d’avion ou l’hébergement a été réservé, qui détermine le régime applicable.
Les 30 jours sans visa sont réservés au tourisme
La nouvelle exemption de visa de 30 jours entrée en vigueur le 15 septembre 2026 concerne les séjours touristiques.
Les étrangers souhaitant travailler, étudier, prendre leur retraite ou séjourner en Thaïlande pour un autre motif doivent utiliser la catégorie de visa correspondant à leur situation.
Cette précision est particulièrement importante pour les voyageurs qui souhaitent effectuer des séjours prolongés ou utiliser des entrées successives pour rester durablement dans le pays.
La réforme ne concerne pas seulement les 30 jours

Les portiques automatiques de l’immigration à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok. Photo : The Nation Thailand
Le passage de 60 à 30 jours est le changement qui concerne le plus grand nombre de touristes, mais la réforme entrée en vigueur ce mardi est plus large.
Les autorités thaïlandaises ont réorganisé les régimes d’exemption autour d’un principe : un seul régime d’exemption de visa doit s’appliquer par pays ou territoire.
Outre les 60 pays et territoires bénéficiant des 30 jours, un nouveau régime d’exemption de 15 jours est instauré pour les ressortissants de Maurice et des Seychelles.
Le Visa on Arrival (VoA) est de son côté ramené à trois pays : l’Azerbaïdjan, la Biélorussie et la Serbie.
Des accords bilatéraux restent applicables
La nouvelle réglementation ne supprime pas certains accords bilatéraux conclus entre la Thaïlande et d’autres pays.
Ces accords peuvent permettre des séjours sans visa d’une durée différente du régime général.
Les ressortissants de l’Argentine, du Brésil, du Chili, du Pérou et de la Corée du Sud peuvent notamment bénéficier de séjours allant jusqu’à 90 jours dans le cadre d’accords bilatéraux.
D’autres accords prévoient des séjours de 30 jours, notamment pour la Chine, Hong Kong, le Kazakhstan, le Laos, Macao, la Mongolie, la Russie, le Timor oriental et le Vietnam.
Des accords de 14 jours existent également avec le Cambodge et la Birmanie, avec des conditions particulières selon le point d’entrée.
La durée réellement accordée dépend donc de la nationalité du voyageur et du régime applicable à son passeport.
Pourquoi la Thaïlande est-elle revenue sur les 60 jours ?

Des touristes visitent le Grand Palais à Bangkok. Photo : Varuth Hirunyatheb/Bangkok Post
Le gouvernement avait approuvé la révision de sa politique d’exemption de visa le 19 mai 2026.
Les textes ont ensuite été publiés dans la Gazette royale le 31 août, pour une entrée en vigueur fixée au 15 septembre.
Les autorités ont notamment invoqué la sécurité nationale, les intérêts économiques et touristiques, le principe de réciprocité et la nécessité de réduire les chevauchements entre différents régimes d’exemption.
Mais le séjour sans visa de 60 jours faisait également l’objet de critiques croissantes en Thaïlande depuis plusieurs mois.
Après des affaires très médiatisées impliquant des étrangers, notamment des arrestations, des activités illégales ou des comportements jugés problématiques, cette exemption était régulièrement remise en cause par des internautes thaïlandais sur les réseaux sociaux.
Le débat avait notamment été relancé après la découverte d’un important arsenal lié à un ressortissant chinois près de Pattaya, une affaire qui avait ravivé les appels à un durcissement des contrôles et les interrogations sur le maintien du régime des 60 jours.
Voir : Thaïlande : le séjour de 60 jours sans visa menacé après une arrestation choc
La contestation s’était ensuite élargie, certains responsables et commentateurs estimant que la facilité d’entrée pouvait être détournée par des étrangers venus travailler ou exercer des activités commerciales illégalement.
Voir : Thaïlande : la contestation monte contre l’entrée sans visa de 60 jours
Cette évolution s’inscrivait également dans la volonté affichée par les autorités de privilégier davantage les visiteurs à fort pouvoir d’achat et les séjours touristiques correspondant réellement au motif de l’exemption.
Voir : Thaïlande : l’entrée sans visa de 60 jours menacée, cap sur les touristes premium
La décision n’a cependant pas fait l’unanimité.
Des voix en Thaïlande ont estimé que réduire la durée de séjour risquait surtout de pénaliser le tourisme sans résoudre les problèmes de criminalité ou d’activités illégales impliquant une minorité d’étrangers.
Voir : Tourisme : la Thaïlande fait-elle fausse route avec la fin du visa de 60 jours ?
La facilité d’accès au système thaïlandais d’e-Visa a également été prise en compte par les autorités dans leur décision.
À retenir à partir du 15 septembre
- L’exemption générale de 60 jours a pris fin le 15 septembre 2026.
- Les Français, Belges, Suisses et Canadiens bénéficient désormais de 30 jours sans visa pour les séjours touristiques.
- Le principal régime de 30 jours couvre 60 pays et territoires.
- Maurice et les Seychelles bénéficient d’une nouvelle exemption de 15 jours.
- Le Visa on Arrival est désormais limité à l’Azerbaïdjan, la Biélorussie et la Serbie.
- Certains accords bilatéraux continuent de permettre des séjours de 14, 30 ou 90 jours selon la nationalité.
- Les voyageurs entrés avant le 15 septembre conservent la durée de séjour qui leur avait déjà été accordée.
Les voyageurs qui prévoient de rester plus de 30 jours en Thaïlande doivent désormais vérifier quelle solution correspond à leur situation avant leur départ.
Voir : Visas pour la Thaïlande : les différents types
Voir aussi :
- Sécurité des touristes en Thaïlande : la police s’équipe de Tasers, drones et IA
- Le tourisme étranger recule en Thaïlande malgré le rebond chinois
- La Thaïlande prête à perdre certains touristes avec sa taxe de 450 bahts
- La Thaïlande resserre les règles d’expulsion des étrangers indésirables
- La Thaïlande veut tourner la page du tourisme à bas prix
Sources : Ministère thaïlandais des Affaires étrangères, Département des affaires consulaires, The Thaiger
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