Le ministère thaïlandais des affaires étrangères tente de secourir des femmes thaïlandaises bloquées au Nigeria, qui affirment qu’on leur a proposé un travail de masseuse mais qu’elles ont été contraintes de se prostituer à la place.
La semaine dernière, des proches de ces femmes ont demandé l’aide de Paveena Hongsakul, militante thaïlandaise des droits de la femme et de l’enfant, ancienne ministre du développement social et de la sécurité humaine et fondatrice de la fondation Paveena Hongsakul.
La fondation a été informée que 12 femmes thaïlandaises ont vu des offres d’emploi sur Facebook proposant un travail de masseuse au Nigeria, avec un salaire attractif de 50 000 bahts (environ 1448 euros) par mois.
En mai, les 12 femmes ont reçu leur salaire comme promis, mais le deuxième mois, elles n’ont reçu que 21 000 bahts (environ 566 euros), a rapporté le journal Thai Rath.
On leur a alors dit que si elles voulaient gagner plus, elles devaient vendre des services sexuels.
Selon Thai Rath, les masseuses ont subi des violences physiques lorsqu’elles ont refusé de vendre leur corps, ont été détenues contre leur gré et se sont vu retirer leur passeport.
Toutefois, l’ambassade royale de Thaïlande à Abuja, au Nigeria, a déclaré n’avoir trouvé « aucun signe d’abus ou de détention contre leur gré. »
La société a déclaré à l’ambassade que les femmes pouvaient retourner en Thaïlande si elles le souhaitaient.
L’ambassade aide à préparer les documents afin que les femmes puissent rentrer en Thaïlande à la fin du mois, selon l’ambassadeur thïlandais aux États-Unis et porte-parole du ministère, Thanee Sangrat.
Quatre d’entre elles avaient déjà des billets d’avion mais pas de passeport, l’ambassade leur en délivre donc de nouveaux.
Cinq des femmes avaient déjà des passeports et des billets d’avion pour la Thaïlande.
Une femme avait un passeport mais pas de billet d’avion.
Deux des femmes souhaitent rester au Nigeria.
L’une d’elles, qui a un passeport, aurait postulé pour un autre emploi au Nigeria.
L’autre veut rester auprès de son employeur initial.
Deux des femmes sont originaires de la province de Kalasin, quatre de la province de Khon Kaen et deux de la province de Nong Bua Lamphu, toutes situées dans le nord-est (Issan) de la Thaïlande.
Paveena a déclaré avoir traité 115 cas de trafic sexuel de Thaïlandais dans des pays étrangers cette année :
- 36 au Cambodge
- 19 à Bahreïn
- 12 au Nigeria
- 11 au Myanmar
- 10 à Dubaï
- 8 aux Philippines
- 5 à Oman
- 3 en Corée
- 2 en Malaisie
- 9 dans d’autres pays
Source : The Thaiger
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