Pour partager quelques conseils ou anecdotes qui aide à mieux comprendre les thaïlandais et la culture asiatique, bien sur il ne faut pas en faire des généralités.
Pour approfondir vos connaissances sur la culture thaï vous pouvez aussi voir :
Savoir vivre en Thaïlande : les règles de politesse
Wai : comment saluer, remercier et montrer son respect en Thaïlande
Parler anglais avec des thaïlandais
Si vous devez parler anglais avec des thaïlandais, assurez vous qu'ils comprennent vraiment ce que vous dites !
C'est dans la culture thaïlandaise de donner une réponse positive et avec le sourire quand on ne sais pas ou comprend pas.
Exemple :
Un jour j'étais en train de boire un verre dans une guest-house quand j'ai vu débarquer un groupe de touriste espagnol, ils avaient déjà pris leurs chambres et sont venu parler avec la patronne.
Ils lui ont demandé si elle pouvait les réveiller le lendemain à 06h00 car ils avaient leur bus à 07h00 et ils voulaient être sur de ne pas le louper et à chaque fois elle a répondu "yes, yes" avec le sourire et ils sont remontés dans leur chambres rassurés.
Ça m'a surpris car elle parle très peu anglais, du genre yes, no, room, how much, mais pas assez pour comprendre la conversation qui venait d'avoir lieu.
Alors je lui ai demandé en thaïlandais si elle avait compris ce qu'ils lui avaient demandé, elle m'a répondu "non j'ai rien compris du tout" et elle est repartie en souriant, alors je l'ai rappelé, lui ai expliqué et le lendemain elle les a bien réveillé.
Ce genre d'histoire ça arrive souvent en Thaïlande, c'est rigolo mais faut y penser, ne pas se contenter de yes ou no comme réponse mais bien vérifier que votre interlocuteur parle et comprend un minimum...
À Chantaburi, j'ai connu un prof d'anglais proche de la retraite qui ne parlait pas l'anglais !
Sa petite amie, prof aussi, voulait qu'il parle en anglais avec moi, mais il en était incapable et elle en était sur le cul !
Il a certainement donné tous ses cours en se servant d'un livre et devait sûrement (j’espère) enseigner les petites classes !
Les thaïlandais ont un point commun avec les français, ils aiment bien boire et bien manger ensemble, mais si en France les repas entre amis et voisins comme dans la BD Asterix et Obelix se font rare, c'est quelques chose de très fréquent dans les villages en Thaïlande.
Si vous connaissez un minimum la culture thaïlandaise, si vous n'êtes pas du genre à vous mettre en colère ou trop radin pour participer, et si vous parlez quelques mots thaï alors vous serez souvent invité à des repas bien arrosés.
Ce qu'il faut c'est sourire, s'amuser et participer en achetant quelques bières et ou de la nourriture, sans pour autant devenir le pigeon qui paye tout.
Dans les villages (bouddhiste), tous les soir il y a des regroupement, souvent à l’extérieur, une personne commence à acheter des bières ou du whisky avec du soda (qui est de l'eau pétillante sans sucre en Thaïlande) avec un sac de glaçon et la soirée commence.
Un autre arrive ensuite avec de la nourriture, puis une autre avec de nouvelles boissons et c'est partie pour une bonne partie de la nuit, avec souvent de la musique, le groupe Carabao anime de nombreuses soirées !
Il est rare dans ces soirées, qu'il n'y ai que de l'alcool, il y a toujours de la nourriture en continu, des Klap Khem (amuse-gueule ou tapas) variés, comme de la mangue verte un peu acide, de la viande grillées, du Tom Yam (soupe parfumée)...
Parfois la soirée se termine au resto (enfin quand il y en a d'ouvert) qui fait du Khao Tom (une soupe de riz) ou un autre plat, c'est juste pour manger quelque chose de consistant avant d'aller se coucher afin d’éviter la gueule de bois.
Il est de coutume en Thaïlande d'offrir des cadeaux = Kong fak en thaï, souvent quand je revoyais des amis après un voyage, certains me demandaient pourquoi je n'avais pas ramené de cadeaux.
Je leur expliquais alors que j'aimais voyager léger, mais c'est vrai qu'acheter quelques choses, des babioles ou friandises peut faire plaisir, d'ailleurs il y a des rayons spéciaux pour cela dans les stations de bus.
Après si vous partez longtemps et avez des personnes très proches, comme par exemple si vous êtes marié à une ou un thaï, il faudra acheter des cadeaux plus important pour votre famille.
Ce qu'il faut savoir c'est qu'on offre toujours un cadeau avec la main droite (voir : Savoir vivre en Thaïlande), bien sur si c'est lourd vous pouvez utiliser les deux mains, et qu'il est de coutume, quand vous recevez un cadeau emballé, de ne pas l'ouvrir en face de la personne qui vous l'a offert, pour ne pas l’offenser par votre réaction, si le présent ne vous plais pas, comme cela aussi vous n'êtes pas obligé de faire semblant d’apprécier !.
La Thaïlande est reconnue partout dans le monde comme le pays du Sourire, il y a le pays du fromage, le pays des hamburger mais la spécialité des thaïlandais, avant la boxe thaï et le massage, c'est le sourire !
Voir : Comprendre le sourire thaïlandais
Trop critiquer ce n'est pas bien, mais s'abstenir de dire du mal d'une personne par politesse est aussi un problème.
Les thaïlandais ont été éduqué à ne pas critiquer les autres, et ce n'est pas une qualité, il faut en être conscient et apprendre à lire les signes.
Par exemple, il y a quelques années de cela, je voulais prendre quelques mois pour apprendre la méditation et me faire moine pour cette occasion.
Je me débrouille en thaï et en anglais mais je ne parle aucunes de ces langues couramment alors, j'ai cherché un moine francophone sur le net, je voulais être sur de bien tout comprendre des nombreuses règles que doivent respecter un moine.
Je suis tombé sur un moine québecois qui avait une page facebook et qui disait être en mesure d'enseigner la méditation.
Je suis partis le rejoindre dans le nord du pays et alors que j'étais dans le bus, je suis tombé sur un villageois thaïlandais qui connaissait ce moine.
Quand j'ai expliqué que je venais pour apprendre la méditation avec lui, le thaïlandais a eu l'air gêné et m'a dit qu'il y avait de nombreux grands maîtres ou de temple réputé pour apprendre, j'ai bien senti qu'il y avait un problème, quelque chose qu'il voulait me faire comprendre, mais à aucun moment il n'a critiqué ce moine, il s'est juste contenté de me dire qu'il y avait de bien meilleur endroit pour apprendre la méditation.
Par la suite, comme de nombreuses personnes avant moi, j'ai eu des problèmes avec ce moine, incapable d'enseigner quoi que ce soit et dont les villageois et autres moines voulaient se débarrasser, mais il était protégé par un puissant abbé.
Ce n'est bien sur, pas le cas de tous les thaïlandais, certains arrivent à parler franchement, mais il faut en général devenir ami avant que cela arrive.
Donc il faut savoir lire entre les lignes...
Fah Today, parcours de vie d'une professeur de français
Un article pour appuyer le dernier post, sur la difficultés qu'ont les thaïlandais de parler franchement :
"Dans le cadre du projet « Look At Her », Émilie Porée parcourt l’Asie du Sud-est à la rencontre de femmes de tous horizons afin de dresser leur portrait.
Sur le campus de l’université Slipakorn, près de Bangkok, elle s’est rendue dans la classe de Fah Today, professeure de français.
Après un déjeuner avec ses étudiants à la cafétéria, Fah s’est livrée sur son parcours de vie.
Élevée par sa grand-mère, Fah a reçu une éducation religieuse et stricte.
À l’âge de 24 ans, la jeune femme a décidé de partir au sud du pays pour continuer ses études.
« J’avais envie de prendre mon indépendance en m’éloignant un peu de mon foyer, parce qu’ici on reste l’enfant de ses parents jusqu’au mariage, sans avoir l’autorisation d’aller dormir chez une copine ou bien de sortir au parc après les cours », témoigne-t-elle.
Fah, l’âme voyageuse, confie qu’elle aspirait depuis toute petite à devenir hôtesse de l’air, pour pouvoir parcourir la terre entière à la rencontre de nouvelles cultures.
Au fil de ses études, elle brille dans le domaine des langues, plus particulièrement en français.
Cette vocation prendra progressivement le pas sur ses rêves de petite fille.
« Par peur de blesser, les Thaïs peuvent parfois s’autocensurer »
Après avoir obtenu son master franco-thaï, Fah décide de ne pas s’arrêter là.
Elle fait ses valises et part en France continuer ses études.
« L’une de mes plus belles réussites fut l’obtention de mon doctorat et aussi d’avoir parvenu après plusieurs épreuves à m’adapter au mode de vie français.
Je ne connaissais personne en arrivant à Paris et j’étais complètement dépaysée ».
Si Fah devait comparer les cultures thaï et françaises, c’est sans hésitation « la liberté d’expression et de pouvoir dire non » qui l’a le plus surprise.
Les Thaïs n’ont pas l’habitude de dire ce qu’ils pensent car ils veillent au bien-être de l’autre.
Par peur de le blesser ou de le gêner, ils peuvent parfois s’autocensurer.
En Thaïlande, il est très mal vu de refuser quelque chose.
Littéralement, le mot « non » se traduit par « pas oui » en thaï.
De retour dans son pays d’origine pour exercer son métier d’enseignante, Fah vit aujourd’hui en composant avec les cultures thaï et française.
Depuis 18 ans, elle donne chaque jour à ses élèves des clés linguistiques et culturelles pour s’ouvrir et s’intéresser au monde qui les entoure.
Ne pas tuer et ne pas boire les jours de fêtes bouddhistes
De nombreux thaïlandais bouddhistes on un comportement irréprochable lors des périodes sacrés (Uposatha) liées au calendrier lunaire comme les jours de pleine et nouvelle lunes.
Ils suivent alors les 5 préceptes :
- ne pas tuer;
- ne pas voler;
- ne pas commettre d'inconduite sexuelle (l'adultère...);
- ne pas mentir;
- ne pas prendre de substances altérant l'esprit (alcool, drogue...).
C'est une bonne chose quand on pense que les policiers et les pompiers en Europe nous disent que c'est lors des pleines lunes qu'il y a le plus de problème et d'accident.
Et le précepte de ne pas tuer englobe toutes les vies, même le moustique qui est en train de les piquer !
Il y a quelques années de cela, un soir de pleine lune, je dormais sous la moustiquaire avec une petite amie croyante et un moustique avait réussi à passer sous la toile.
Elle m'avait alors dit qu'il fallait dormir avec parce qu'on n'avais pas le droit de le tuer.
Alors pour respecter son choix sans avoir à passer une nuit désagréable, j'avais ouvert toute la moustiquaire afin de chasser le moustique.
Et au final, elle qui s'était résignée à se faire piquer, avait apprécié la solution...

