Les autorités veulent modifier la loi sur la maternité de substitution pour permettre aux étrangers d’avoir des enfants d’une mère porteuse en Thaïlande.
Le vendredi 1er mars, Arkhom Praditsuwan, directeur général adjoint du département du soutien aux services de santé, a déclaré :
« En vertu de la loi actuelle, officiellement connue sous le nom de loi sur la protection des enfants nés grâce aux techniques de reproduction assistée, les utilisateurs de services de maternité de substitution doivent être thaïlandais. »
L’amendement permettra aux couples étrangers de faire appel à des services de gestation pour autrui (GPA) dans le pays.
Ils pourront faire venir des mères porteuses potentielles ou choisir des femmes thaïlandaises pour ce rôle.
Un comité du ministère est en train de rédiger les réglementations correspondantes.
Renforcer le tourisme médical

Photo : A daily dose of mom
M. Arkhom a déclaré :
« Si le projet de loi est adopté, ce sera le premier du genre dans le monde ».
« Les étrangers accordent une attention particulière à cette question.
Lorsque cela sera libéralisé, l’économie de la santé devrait être très active. »
« Le projet s’inscrit dans le cadre d’une réforme plus large sur la GPA, la fécondation in vitro et l’insémination artificielle, pour permettre aux Thaïlandais, y compris aux couples de même sexe, d’obtenir un accès plus facile à ces services et pour renforcer le tourisme médical. »
Prévenir le trafic d’êtres humains

Mère et son bébé. Photo : Maruco
M. Arkhom a ajouté : « le projet de loi énoncera également des méthodes détaillées pour prévenir le trafic d’êtres humains. »
Les arrangements illégaux de maternité de substitution conclus par des étrangers constituent depuis longtemps un défi pour les autorités thaïlandaises.
De plus, les enquêtes se poursuivent sur la contrebande de sperme, d’ovules et d’embryons congelés à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
La loi actuelle est entrée en vigueur en 2015, avec des réglementations strictes pour contrôler la maternité de substitution et une interdiction de son utilisation par les couples étrangers après plusieurs scandales très médiatisés qui ont conduit à la répression d’une industrie non réglementée « d’utérus à louer ».
Lutter contre la baisse de la natalité

Bébé asiatique. Photo : 顾翔
le Dr Sura Wisedsak, directeur général du département, a déclaré :
« La loi a depuis aidé de nombreux couples ayant des problèmes de fertilité.
Le traitement de la fertilité est désormais proposé dans 115 établissements du pays, dont 67 cliniques, 31 hôpitaux privés et 17 hôpitaux publics.
L’année dernière, le nombre de nouveau-nés est passé sous la barre des 500 000 et il est probable qu’il diminuera encore cette année. »
Voir : Chute critique de la natalité en Thaïlande
« Chaque année, environ 800 000 personnes meurent dans le pays et la population thaïlandaise diminue donc. »
Voir : Démographie : la population de la Thaïlande en baisse en 2023
« Les citoyens âgés de plus de 60 ans représentent aujourd’hui 20 % de la population totale et cette proportion devrait atteindre un tiers d’ici 2030.
Le taux de réussite des traitements de fertilité dans le pays a augmenté et la technologie utilisée est reconnue au niveau international. »
Voir : La Thaïlande va encourager l’insémination artificielle pour augmenter la natalité
« Cette année, le ministère fera également pression pour que des amendements soient apportés à la loi afin, par exemple, d’autoriser les parents biologiques des femmes âgées de 20 à 40 ans à faire un don d’ovules et d’autoriser les femmes de plus de 55 ans à faire appel à des mères porteuses pour leurs enfants. »
Voir aussi :
La Thaïlande veut inciter ses habitants et le monde entier à avoir plus d’enfants
Source : Bangkok Post
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