La Thaïlande est à la traîne des pays voisins en termes de développement touristique et de solutions pratiques pour amortir l’impact de la pandémie prolongée de Covid-19, des tensions géopolitiques et des revers économiques, selon le Conseil du tourisme de Thaïlande (TCT).
« Singapour nous a surpassés en termes de création d’opportunités pour l’industrie du tourisme en devenant la plaque tournante de l’aviation en Asie du Sud-Est », a déclaré Chamnan Srisawat, président du TCT.
Il a déclaré que Singapour peut tirer profit de vols internationaux robustes, car les voyageurs visitent également l’île pour une courte excursion avant ou après avoir pris l’avion vers d’autres destinations, tandis que le gouvernement a prévu un budget pour aider à compenser les coûts pour les acteurs de l’industrie du tourisme.
Il existe de nombreux opérateurs terrestres locaux dans le Sud qui aident à organiser les groupes de touristes venant en Thaïlande via Singapour.
C’est un marketing efficace, car Singapour dispose de ressources touristiques limitées en raison de sa géographie.
« Le trafic aérien à Singapour a été très intense, surtout comparé à celui de la Thaïlande qui n’a atteint que 30 % du niveau enregistré avant la pandémie.
La connectivité est notre point faible en ce moment.
Une aide financière pourrait être essentielle pour que le tourisme se redresse, mais il nous faut plus que cela pour faire venir les touristes.
Nous avons encore besoin de 12 à 16 millions d’arrivées pour soutenir l’ensemble du secteur, et pas seulement quelques destinations populaires », a-t-il déclaré.
« Il existe de nombreuses solutions pour augmenter la capacité vers la Thaïlande, comme accorder une subvention aux compagnies aériennes ou co-investir dans une campagne de promotion avec elles.
Cependant, la plupart des plans que nous avons proposés au Premier ministre le mois dernier n’ont pas reçu de réponse », a déclaré M. Chamnan.
Le 18 juillet, les représentants du tourisme ont rencontré le Premier ministre Prayut Chan-o-cha pour lui proposer le projet Booster Shot, d’un montant d’un milliard de bahts, visant à créer une plus grande demande touristique internationale et locale.
Le plan doit également être approuvé par le Centre d’administration de la situation économique, qui n’a pas encore fixé de réunion.
Il a déclaré que les conclusions des réunions itinérantes avec les opérateurs touristiques dans les provinces au cours des sept premiers mois ont mis en évidence le principal problème du tourisme thaïlandais, à savoir l’absence de solutions pratiques aux crises, qu’il s’agisse de l’impact de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, du désaccord entre la Chine et Taiwan, de la hausse de l’inflation et de l’augmentation du taux d’intérêt.
M. Chamnan a déclaré qu’une récente visite au Vietnam a montré que le pays a très bien progressé dans le développement du tourisme et peut attirer les investissements étrangers et la coopération, comme dans la station balnéaire de Phu Quoc, qui est l’une des destinations émergentes.
« Nous avons parlé de nouveaux moteurs, comme le tourisme de bien-être et le tourisme gastronomique.
Malheureusement, nous n’avons que des plans provisoires sans mise en œuvre.
Si le gouvernement souhaite développer ces produits plus sérieusement, il devrait rédiger un livre blanc pour que tout le monde suive la même et claire direction », a déclaré M. Chamnan.
Voir aussi :
La Thaïlande est le meilleur pays au monde pour les retraites de bien-être
Source : Bangkok Post
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
3 commentaires
Paroles, paroles…
Encore une fois, le gouvernement et autres instances responsables du tourisme thaïlandais semblent éluder un autre aspect du problème de la relance du tourisme international dans le pays…
Outre les problèmes politiques européens et les restrictions sanitaires toujours d’actualité en Chine, le cours du bath garde le niveau d’une monnaie « forte », donc chère par rapport aux monnaies étrangères, ce qui ne remplit pas les poches des touristes quand ils se présentent dans une agence de change pour se fournir en baths.
Ce mercredi matin, le bath affiche un taux de change à 35,94 baths pour 1 euro… c’est le taux le moins intéressant depuis mars 2022 (35,54).
Pour faire simple, par rapport à un taux moyen de 39,50 (septembre 2021) cela fait une différence appréciable dans le portefeuille du touriste étranger qui vient passer 2 à 3 semaines de vacances dans le pays.
Si l’on considère la moyenne de dépenses intérieures d’un touriste sur 2 à 3 semaines, soit 1800 euros, cela fait une différence en baths entre les 2 taux de change de 6.400 baths qu’un touriste d’aujourd’hui « perd » par rapport à un touriste de septembre 2021, de juillet 2018 ou d’août 2017…. 6.400 baths, c’est la location d’une chambre ou d’un bungalow dans un guesthouse thailandais pendant une semaine, ou l’équivalent de minimum 20 repas bien arrosés dans un restaurant proposant des cuisines locales et européennes.
Je crois que si la Thaïlande s’attaquait (entre autres problèmes liés au tourisme international), à ce problème d’instabilité chronique du bath pour le ramener et le stabiliser à un taux de change entre 39 et 39,50 bath/1 euro (ce qui serait également profitable pour le secteur général des exportations thaïlandaises), cela contribuerait à rendre plus attractive une perspective de vacances en Thaïlande que ce qu’elle n’est actuellement, surtout quand on constate les prix élevés des vols aériens, locations de voitures et autres assurances annexes de voyage…
Ce ne serait pas la recette miracle, mais une perspective qui serait applaudie des 2 mains par de nombreux touristes étrangers qui ont, pour la grande majorité d’entre eux, un budget limité !
C’est parfaitement bien vu HANSSON.
Maintenir à toute force le THB au niveau du $ ne reflète en rien la réalité économique du pays. Cela s’appelle de l’acharnement thérapeutique, et ça coûte un bras au pays.
Les conséquences sont multiples. Le taux de change pour les touristes (qu’on veut absolument revoir) n’est qu’un aspect du problème, les exportations (par exemple) en étant un autre.
D’une façon plus générale, cela devrait interroger les populations quant au monde économique mensonger dans lequel évolue la planète toute entière. Augmenter les salaires est un leurre, lorsque l’amélioration est bouffée d’avance tant par l’inflation financière délibérée et organisée, que par la mascarade des taux de change inter-devises qui impacte les échanges internationaux.
Bah… une seule consolation : Toutes ces conneries finiront par éclater un beau jour.