2 hommes se sont noyés sur une plage de Phuket, dans le sud de la Thaïlande le 14 juillet, l’un a été se baigner malgré les drapeaux rouges, l’autre à tenté de le sauver.
Mais des témoignages contradictoires ne permettent pas de savoir qui est la personne qui a été se baigner malgré les drapeaux rouges et qui est la personne qui a perdue la vie en tentant de sauver l’autre.
La page Facebook d’un médecin qui serait décédé en tentant de sauver un touriste britannique de la noyade à Phuket a été inondée de messages de condoléances le samedi 16 juillet.
Surasit Phonglaohaphan, également connu sous le nom de Dr Toh, 55 ans, originaire de la province de Chiang Mai, et le ressortissant britannique Ali Mohammed Mian, 33 ans, ont été déclarés morts à l’hôpital de Chalong après que des sauveteurs les aient sortis de l’eau au large de la plage de Kata Noi, jeudi.
Voir : 2 noyades et 2 sauvetages en Thaïlande, les baigneurs invités à respecter les drapeaux rouges
Deux versions des faits
Des témoins ont déclaré que Mian avait ignoré les drapeaux rouges signalant de fortes vagues et des courants de retour et avait été emporté par les vagues.
D’après le journal The Nation Thailand, Surasit, qui était assis sur la plage, s’est précipité dans la mer pour sauver l’homme.
D’après le Bangkok Post, le docteur n’était pas assis sur la plage, mais nageait aussi.
D’après une lectrice du journal The Phuket News, présente sur la plage au moment de l’incident, c’est M. Mian qui a tenté d’aider le Docteur après qu’il se soit retrouvé en difficulté et parce que « les sauveteurs étaient trop lents ».
« Ils nageaient tous les deux malgré les drapeaux rouge et jaune lorsqu’ils ont été emportés et ont traversé la brèche.
J’ai été témoin de tout l’événement », a déclaré l’observatrice.
La famille et les collègues du Dr Toh ont toutefois déclaré qu’ils ne seraient pas surpris si c’était l’inverse et que c’était lui qui avait tenté d’aider M. Mian et que celui-ci soit mort par la suite.
Le Dr Toh était un spécialiste du groupe de médecine sociale de l’hôpital de Lampang qui aidait instinctivement les autres, a déclaré un membre anonyme de sa famille.
Selon la police, Mian, originaire de Londres, était en lune de miel et s’était enregistré dans un hôtel de Kata Noi mardi.
Les messages laissés par les internautes sur la page Facebook de Surasit l’ont qualifié de héros qui s’est sacrifié pour sauver une vie.
Les collègues de Surasit à l’hôpital de Lampang où il travaillait ont déclaré qu’il avait bon cœur, qu’il était amical et extraverti.
Sa famille a annoncé que les funérailles auront lieu samedi au Wat Suandok, dans la ville de Lampang, et que le corps de Surasit sera donné à la faculté de médecine de l’université de Chiang Mai.
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1 commentaire
Quelles que soient réellement les circonstances de ce drame humain, la conclusion sera de toute manière et dramatiquement la même : les deux acteurs y ont perdu la vie.
Que, dans une des versions des évènements rapportées par la presse thai, la famille du Docteur thaïlandais essaie de « tirer la couverture » vers lui en le présentant comme un héros ayant sacrifié sa vie pour en sauver une autre, est assez dans la mentalité thaïlandaise (enseignée aux enfants dès l’école primaire) qui met en avant les qualités d’honnêteté, de dévouement, de sacrifice et de bonté du peuple thaïlandais, le meilleur peuple du monde…
Encenser le pauvre docteur de toutes ces qualités ne le fera malheureusement pas revenir d’entre les morts…
Condoléances aux familles de ces 2 victimes qui, quoiqu’il en soit, n’ont pas respecté ni l’une, ni l’autre les règles de sécurité en vigueur.
Il est regrettable de constater d’autre part que les sauveteurs n’ont apparemment pas agi dès le début de la baignade des 2 imprudents pour intervenir avec un canot pneumatique de sauvetage pour les ramener immédiatement sur la plage…
Les sauveteurs, disposaient-ils au moins d’un canot à moteur, ou ont-ils dû eux-mêmes plonger dans l’eau pour ramener les 2 victimes ?
En tout cas, sur aucune des photos publiées par le Bangkok Post et le Phuket News, on aperçoit une quelconque embarcation lors de l’opération de sauvetage sur la plage !
Les articles de presse ne semblent pas trop insister sur ce point et on peut donc se poser la question de savoir si les bonnes décisions ont été prises au bon moment et si les sauveteurs disposent sur place des moyens et du matériel nécessaire pour intervenir très rapidement, avec un maximum de sécurité et d’efficacité pour sauver des vies et non pas seulement pour ramener des cadavres de nageurs imprudents.
La question de moyens techniques et de sauvetage dont les équipes spécialisées de sauveteurs sur les plages thaïlandaises disposent se pose et au vu des noyades répétées en ce mois de juillet, devrait faire l’objet d’une réévaluation et d’une mise à niveau afin d’être prêt pour la haute saison en cette fin d’année 2022, période au cours de laquelle les autorités thaïlandaises attendent plus de 6 millions de touristes supplémentaires !
Est-il envisageable de former sur les plages (comme cela existe dans la plupart des pays côtiers européens) des équipes mixtes de sauveteurs ambulancier/pompier/policier, afin d’avoir sur place des unités ayant la formation médicale adéquate et les moyens médicaux, techniques et nautiques d’intervention rapide, avec force de loi pour intervenir de manière répréhensive quand cela est nécessaire, et interdire aux touristes l’accès à l’eau dès qu’ils y mettent le bout du pied, et ne pas attendre qu’ils soient en danger et à moitié noyés pour intervenir comme cela a été le cas ici…