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Phuket brade ses hôtels jusqu’à -80 %, mais les Européens ne viennent pas

3 commentaires 4 minutes à lire
Banana beach à Phuket

Les hôtels de Phuket multiplient les promotions en cette basse saison, avec des réductions pouvant atteindre 80 % par rapport à la haute saison.

Malgré la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe l’Europe, les touristes européens ne sont pas plus nombreux à choisir la Thaïlande.

Les professionnels du secteur pointent du doigt le coût élevé des billets d’avion et un contexte économique incertain.

La canicule européenne ne profite pas à Phuket

Une femme se protège du soleil près d'une fontaine pendant la canicule à Sofia, en Bulgarie

Une femme se protège de la chaleur à Sofia, en Bulgarie. Photo : AFP

Alors que l’Europe connaît depuis le 20 juin une vague de chaleur historique, les professionnels du tourisme thaïlandais espéraient attirer davantage de visiteurs en quête de températures plus agréables.

Les records de chaleur se sont pourtant multipliés ces derniers jours.

La République tchèque a enregistré 41,9 °C, l’Allemagne 41,7 °C et la Pologne 40,5 °C.

En France, les services météorologiques n’excluent pas un nouvel épisode caniculaire au cours du mois de juillet.

Malgré ces conditions, les arrivées de touristes européens restent inférieures aux attentes.

Si les températures sont également élevées en Thaïlande à cette période de l’année, le pays est largement adapté à la chaleur.

Les hôtels, les centres commerciaux, les transports modernes et de nombreux restaurants sont climatisés, permettant aux visiteurs de profiter plus confortablement de leur séjour.

Selon Somjai Tungkoo, vice-présidente de la section sud de l’Association thaïlandaise des hôtels, les vacanciers européens privilégient désormais des destinations plus fraîches situées à proximité de leur pays plutôt que des voyages long-courriers vers l’Asie.

Elle souligne également que les voyageurs restent freinés par le prix élevé des billets d’avion et par les incertitudes économiques, qui les incitent à limiter leurs dépenses.

Les vols intérieurs entre Bangkok et Phuket restent eux aussi particulièrement coûteux.

Un aller-retour s’élève en moyenne à près de 5 000 bahts (131,63 euros), un niveau qui s’explique principalement par la hausse des tarifs aériens et des surcharges de carburant.

Des remises inédites pour remplir les hôtels

Hôtel Beyond Kata à Phuket

Hôtel Beyond Kata à Phuket.

Face au ralentissement de la demande, les établissements hôteliers de Phuket ont fortement réduit leurs tarifs.

Les chambres sont désormais proposées avec des remises de 70 à 80 % par rapport aux prix pratiqués en haute saison, alors qu’une baisse d’environ 50 % est habituellement observée durant la saison des pluies.

À titre d’exemple, une chambre vendue 5 000 bahts (131,63 euros) en haute saison peut désormais être réservée pour moins de 2 000 bahts (52,65 euros).

Les premiers à lancer ces promotions ont été les hôtels situés en bord de mer.

Rapidement, l’ensemble des établissements de l’île s’est aligné afin de rester compétitif dans un marché particulièrement difficile.

Une basse saison particulièrement difficile à Phuket

Une rue de Phuket classée parmi les plus belles rues du monde

Soi Romanee dans la vieille ville de Phuket. Photo : TUI Experiences

Selon Somjai Tungkoo, Phuket traverse sa basse saison la plus morose depuis six à sept ans, en dehors des années marquées par la pandémie de Covid-19.

Le taux moyen d’occupation des hôtels est tombé entre 30 et 40 % au cours du mois, un niveau qui pousse de nombreux exploitants à revoir leurs prix et à réduire leurs coûts.

La situation est aggravée par l’absence de reprise de deux marchés importants.

Les voyageurs du Moyen-Orient restent peu nombreux en raison des tensions dans la région, tandis que le marché chinois n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant.

Voir : La Thaïlande redoute le retour massif des touristes chinois au Japon

Dans l’attente d’une amélioration, de nombreux hôtels ont instauré des congés sans solde afin de limiter leurs dépenses de personnel.

Les professionnels demandent un soutien du gouvernement

Hôtel à Phuket

Hôtel à Phuket. Photo : Hoyastyle.

Les hôteliers espèrent désormais une hausse des réservations anticipées pour la prochaine haute saison, les nouvelles demandes devant progressivement augmenter à partir de ce mois-ci.

En parallèle, ils appellent le gouvernement à mettre en place de nouvelles mesures de soutien.

Ils demandent notamment des prêts à taux réduit pour les établissements en difficulté ainsi qu’un dispositif de co-paiement destiné aux voyageurs thaïlandais afin de réduire le coût de leurs séjours et de stimuler le tourisme intérieur.

En attendant une reprise de la fréquentation, le secteur espère un soutien rapide des autorités pour traverser cette basse saison particulièrement difficile.

Voir aussi :


Source : Bangkok Post

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3 commentaires

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HANSSON 1 juillet, 2026 - 12 h 49 min

Le secteur du tourisme thaïlandais est à l’image de l’économie mondiale et de la situation géopolitique qui se dégrade, malgré une accalmie (temporaire et bien fragile) au Moyen-Orient, alors qu’en Europe de l’est, l’Ukraine mène une guerre jusque Moscou qui met à mal la stabilité politique de la Russie.

Dans ces 2 conflits, bien malin qui pourrait dire aujourd’hui, quand et comment tout cela va se terminer et au profit de qui…

D’un côté comme de l’autre, les dommages de guerre sont considérables et la reconstruction de l’Ukraine, de l’Iran, des pays du Golfe et des bases américaines qui y sont implantées vont coûter des centaines de milliards de dollars, sans compter le réarmement global des ¾ de la planète qui va s’étaler sur les 20 prochaines années…

Et qu’on le veuille ou non, ce sont les économies occidentales, européenne, britannique, américaine d’un côté, russe et arabo-persique de l’autre qui vont en souffrir, alors que la Chine (tout va bien chez eux, merci!) va tirer son épingle du jeu et sortira économiquement, militairement et politiquement renforcée.

Tout cela pour dire que l’Occident et ses populations ont d’autres préoccupations économiques prioritaires et d’autres chats à fouetter que de penser à soutenir le tourisme thailandais qui ne peut maîtriser ni agir sur les causes profondes de son marasme touristique, en y ajoutant une incapacité du gouvernement à trouver les bonnes solutions qui permettraient de limiter les dégâts…

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Le Person 1 juillet, 2026 - 13 h 39 min

J’attends -90% et que les affaires des farangs coulent.

Ils ont pourri Phuket.

Réponse
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Henry 1 juillet, 2026 - 14 h 11 min

La logique Thai dans toute sa splendeur qui se prend pour le centre du monde.

Partout en Europe il fait chaud, allons donc en Thaïlande…

Inflation, conflit au Moyen-Orient, on s’en fout. Vous devez aller en Thaïlande.

Sans parler des crackdown super agressifs qui ont fait 10 fois le tour de la planète aux infos – les cartes d’arrivees – les refoulements – un coup oui un coup non ; 60 jours puis 30 jours, puis non ils nous faut des Indiens…

C’est tellement n’importe quoi, ça devait bien arriver un jour ou ça allait être pénible.

Et ben nous y sommes, ça va leur faire du bien et le melon va descendre d’un étage aussi.

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