Une université du nord de la Thaïlande a alerté le public sur la présence d’amibes mangeuses de cerveau dans les eaux naturelles.
La faculté de médecine de l’université de Chiang Mai met en garde contre la menace silencieuse que représentent les amibes mangeuses de cerveau présentes dans les sources d’eau naturelles et recommande la prudence, même avec l’eau du robinet.
Le mardi 15 juillet, la page officielle de la faculté de médecine de l’université a publié un article soulignant les dangers de la Naegleria fowleri, un parasite unicellulaire pouvant provoquer des infections mortelles.
Bien que rare en Thaïlande, la maladie connue sous le nom de méningo-encéphalite amibienne primaire (PAM) est une menace grave pour la santé qui entraîne souvent la mort en quelques jours.
Les spécialistes de la santé publique soulignent l’importance de la sensibilisation lors de l’utilisation ou du contact avec des sources d’eau naturelles ou même l’eau du robinet dans certains cas.
Ils recommandent des mesures préventives que tout le monde peut adopter pour éviter l’infection.
Naegleria fowleri, communément appelée amibe mangeuse de cerveau, est présente dans le monde entier dans le sol, les plans d’eau douce tels que les rivières, les lacs et les sources chaudes, ainsi que dans les systèmes d’eau artificiels tels que les piscines ou les réservoirs d’eau mal entretenus.
En Thaïlande, elle a été détectée dans plusieurs provinces, principalement dans des milieux d’eau douce, mais pas dans l’eau de mer.
À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement spécifique contre cette infection.
Malgré sa rareté, l’amibe mangeuse de cerveau est mortelle.
De 1982 à 2021, la Thaïlande a enregistré 17 cas, dont 14 ont entraîné la mort, principalement dans les deux semaines suivant l’apparition des symptômes.
Cela en fait une menace silencieuse qui passe souvent inaperçue, d’autant plus qu’il n’existe pas de protocole de traitement définitif.
Comment éviter une contamination aux amibes mangeuses de cerveau

Naegleria fowleri est communément appelée « amibe mangeuse de cerveau »
Les personnes à haut risque sont celles qui se baignent dans des plans d’eau naturels, des piscines ou des parcs aquatiques mal entretenus, et celles qui utilisent directement l’eau du robinet pour se rincer le nez.
L’infection se produit lorsque de l’eau contaminée pénètre dans la cavité nasale, permettant à l’amibe de se propager le long du nerf olfactif jusqu’au cerveau, provoquant une méningite grave.
Les symptômes tels que maux de tête, fièvre, nausées et vomissements peuvent rapidement s’aggraver et entraîner une raideur de la nuque et des troubles neurologiques.
Sans diagnostic et traitement immédiats, le décès est probable.
Un cas notable s’est produit en 2022 lorsqu’un Sud-Coréen résidant en Thaïlande depuis quatre mois est rentré chez lui et est décédé d’une méningite amibienne, diagnostiquée par la suite comme une infection par une amibe mangeuse de cerveau.
Voir : Un touriste meurt d’une amibe mangeuse de cerveau à son retour de Thaïlande
L’eau du robinet qui répond aux normes de sécurité est considérée comme exempte de cette amibe.
Cependant, une contamination peut se produire si l’eau est stockée dans des réservoirs avant d’être utilisée, en raison de fuites dans le système de plomberie ou d’une réduction du taux de chlore.
Voir aussi : Est-il possible de boire de l’eau du robinet en Thaïlande ?
Il est essentiel d’éviter toute irrigation nasale directe avec de l’eau du robinet.
Si nécessaire, l’eau doit être bouillie avant d’être utilisée, ou une solution saline stérile doit être utilisée pour l’irrigation nasale.
Les mesures préventives consistent notamment à éviter d’utiliser l’eau du robinet pour l’irrigation nasale, en particulier celle provenant de réservoirs de stockage, et à utiliser à la place des bouteilles de solution saline stérile à usage unique.
Lors de la baignade dans des sources d’eau naturelles ou douteuses, il est conseillé de porter un pince-nez.
Si de l’eau pénètre dans le nez, elle doit être expulsée rapidement.
Les menaces pour la santé peuvent provenir de sources que nous considérons comme sûres, telles que l’eau du robinet ou les plans d’eau naturels, même si le risque est faible.
Une autoprotection proactive est la meilleure approche.
Voir aussi :
La santé en Thaïlande, les conseils pour voyager en sécurité
Alerte à Phuket en Thaïlande : le dragon bleu mortel refait surface
Alerte au VIH en Thaïlande : des milliers de nouveaux cas chez les jeunes
Thaïlande : découverte de poissons mutants dans le Mékong, alerte arsenic
Alerte en Thaïlande : un décès lié à de la viande contaminée par l’anthrax
Source : The Thaiger
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1 commentaire
Ah bon, moi, je pense que certains thaïs ne risquent pas de se faire manger la cervelle pour la simple raison que déjà, il leur en faudrait un cerveau.
J’en croise beaucoup depuis plusieurs années, ils ont des boîtes crâniennes vide, les reflex ne suivent pas les mouvements surtout quand ils sont à l’arrêt aux feux rouge.