Ce vendredi 26 février est un jour férié, les bouddhistes de Thaïlande célèbrent le Makha Bucha, ce qui en fait un long week-end jusqu’à dimanche.
Voir : Makha Bucha day, une fête Bouddhiste importante en Thaïlande
Mais les dommages causés par la deuxième vague de la pandémie persistent pour l’industrie du tourisme, puisqu’une estimation suggère qu’il y aura 44% de voyages intérieurs en moins pendant les vacances du festival bouddhiste, selon l’Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT).
Le gouverneur de la TAT, Yuthasak Supasorn, a déclaré que le long week-end de vacances commençant le jour de Makha Bucha devrait stimuler 1,09 million de voyages intérieurs, soit une baisse de 44 % par rapport à la même période l’année dernière.
La nouvelle vague de la pandémie au début de l’année a rendu les gens prudents en matière de voyages et de dépenses.
Les dépenses pour le Makha Bucha Day devraient atteindre cette année 3,9 milliards de baht, soit une baisse de 38 % par rapport à l’année dernière.
Le taux moyen d’occupation des hôtels dans tout le pays est estimé à 16 % seulement, soit 50 % de moins que l’année dernière.
Il a déclaré que la nouvelle vague de la pandémie a également un impact direct sur de nombreuses activités liées au tourisme, car certaines provinces ont annulé leurs manifestations religieuses, qui attirent normalement des foules massives, dans le but d’endiguer le virus.
Par exemple, le culte de l’empreinte de pied de Bouddha à Khao Khitchakut, dans la province de Chanthaburi, a été annulé.
Cette manifestation se classe parmi les dix premières manifestations religieuses en Thaïlande, ce qui entraîne une baisse estimée à 74 % des voyages dans l’est du pays, alors que les dépenses moyennes devraient chuter de 68 % pour atteindre 471 millions de baht.
L’Est a également un faible taux d’occupation hôtelière de 12 %, mais celui-ci reste supérieur à celui du Sud, où le taux d’occupation n’est que de 9 %.
Bien que Bangkok soit la première destination de ce week-end avec 132 357 voyages prévus, de nombreuses personnes préfèrent les voyages d’une journée aux séjours d’une nuit, tandis que le taux d’occupation moyen de la capitale devrait baisser de 61 % pour atteindre 13 %.
Une période difficile pour les compagnies aériennes
Bien que la Thaïlande ait été confrontée à une situation virale critique en janvier, le nombre d’arrivées internationales a légèrement augmenté, atteignant 7 694, contre 6 566 en décembre.
Toutefois, cela représente toujours une baisse de 99,8 % par rapport à la période correspondante de l’année dernière.
Anantachai Wannaphan, directeur du marketing de Thai VietJet, a déclaré qu’avant la nouvelle vague de pandémie à la fin de l’année dernière, la compagnie aérienne assurait 120 vols intérieurs par jour en raison de la demande croissante.
Mais en janvier, ce nombre est tombé à 30 vols par jour, car le gouvernement et les gouverneurs provinciaux ont imposé des restrictions de voyage dans de nombreuses régions.
Si la situation s’est améliorée ce mois-ci, la compagnie ayant augmenté le nombre de ses vols à 80 par jour, elle devra peut-être attendre avril pour que les vols reprennent à 100 %.
Par ailleurs, Asia Aviation Plc, actionnaire principal de Thai AirAsia (TAA), a fait part de ses résultats opérationnels pour 2020, année où la pandémie a frappé.
Le directeur général Santisuk Klongchaiya a déclaré que TAA a transporté 9,49 millions de passagers avec un taux de remplissage moyen de 75 %, avec une perte nette de 4,76 milliards de bahts et un revenu total de 16,3 milliards de bahts.
Source : bangkokpost.com
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2 commentaires
Causes de cette défection à voyager lors des fêtes bouddhiques et autres jours fériés en Thaïlande :
1.en premier lieu et certainement la cause la plus importante : la baisse du pouvoir d’achat de millions de thaïlandais qui ont vu leurs revenus diminuer voir être supprimés suite à des pertes d’emplois, des fermetures d’entreprises et des licenciements entraînant une augmentation du chômage considérable. Voyager en avion, voiture ou même en cars et trains sur de longue distance pour certains est devenu un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre.
2. la fermeture ou l’annulation des festivités, parades, expositions, lieux de pèlerinage lors de ces jours fériés; fermetures ainsi que des hôtels, des restaurants, des lieux de détente et de loisirs, etc…
3. Les risques de contamination « covid » par les résidents des provinces de Samut Sakhon et de la capitale Bangkok, vis-à-vis des personnes qui seraient tentés de leur rendre visite ou de les accueillir dans le cadre familial dans des provinces « vertes » ou « jaunes ».
4. L’annulation ou la suppression, tous moyens de transports nationaux confondus, de l’offre de voyages, surtout perceptible au niveau des compagnies aériennes qui ont réduit ou carrément supprimé leurs vols entre certains aéroports du pays, faute de clients, et aussi des compagnies de transports par cars, sans parler de la hausse générale des tarifs de ces transporteurs…
Un vol simple Nan-Bangkok chez Air Asia en classe economy sans options était proposé en 2019 à 560 bahts, parfois moins lors de promotions…
Actuellement ce même vol coûte au minimum 1.150 bahts soit le double)..
Quand on constate que beaucoup de thaïlandais disposent de moins de 6.000 baths par mois !!!
Les vacances des thaïlandais ne sont plus, depuis de nombreux mois leur préoccupation première, excepté pour une petite frange de la population, frange fortunée qui peut se permettre des vacances dans des villas de luxe sur Koh Samui, Phi Phi, Krabi ou autre Kho Lanta et Phuket.
La grande majorité reste sagement chez eux en comptant les billets de 20 bahts qui restent au fond de leur tiroir, dans l’attente de jours meilleurs …
A travers les chiffres donnés par les responsables officiels, on se rend mieux compte de l’échec de la politique du tourisme intérieur qui aurait dû selon les autorités responsables du tourisme, remplacer les pertes énormes des bénéfices du tourisme international, avec toutes les conséquences économiques que l’on connaît maintenant et qui vont continuer à peser sur la santé du pays si rien ne change d’ici fin 2021….
Et encore !!! les bases statistiques d’occupation des 30.000 hotels licenciés administrativement ( sans compter une majorité sans licenses d’expoitation) ne peuvent enregistrer tous ceux qui ont du fermer leurs portes. Là, aucun rapport statistique, trop honteux !!!