La confiance des consommateurs en Thaïlande a augmenté en mai pour le douzième mois consécutif, atteignant son plus haut niveau depuis 39 mois.
Cette confiance est stimulée par l’augmentation des arrivées de touristes étrangers et l’activité accrue pendant les récentes élections nationales, selon une enquête réalisée le jeudi 8 juin.
L’indice de consommation de l’Université de la Chambre de commerce thaïlandaise (UTCC) a augmenté de 55,7 en mai, contre 55,0 en avril, a déclaré l’université dans un communiqué.
Les dépenses effectuées pendant les élections de mai ont aidé la consommation et la confiance a également été stimulée par une croissance économique meilleure que prévu au premier trimestre, tirée par le tourisme, a déclaré l’université.
La Thaïlande a enregistré 10,4 millions de touristes étrangers entre janvier et le 28 mai, a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement, Anucha Burapachaisri.
Le gouvernement prévoit au moins 25 millions de visiteurs étrangers pour l’ensemble de l’année 2023.
Toutefois, les consommateurs s’inquiètent du coût élevé de la vie et de l’incertitude politique après les élections du 14 mai.
Pita Limjaroenrat, leader du Move Forward Party (MFP) et favori pour le poste de Premier ministre, a formé une alliance avec sept autres partis politiques, mais il doit faire face à une bataille difficile pour convaincre les membres d’un Sénat non élu de le soutenir lors d’un vote législatif visant à choisir le Premier ministre.
Ce vote devrait avoir lieu d’ici le mois d’août de cette année.
Voir :
Pita toujours dans l’incertitude de pouvoir briguer le poste de Premier ministre de Thaïlande
Source : Bangkok Post
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
1 commentaire
D’aujourd’hui, 9 juin 2023, et jusqu’au mois d’août, période légale ultime pour désigner un nouveau Premier ministre pour la Thaïlande, il y aura encore beaucoup d’eau qui passera sous les ponts de Bangkok et la Thaïlande nous a habitué à des rebondissements socio-politiques de tout bord et de toute tendance.
L’élection de Pita, leader du parti vainqueur des récentes élections, au poste de PM est loin d’être acquise et restera incertaine jusqu’à ce vote, dont l’issue dépend du choix des 250 sénateurs choisis par la nomenclatura monarchique et l’État-major de l’Armée.
Cette disposition de la Constitution va jouer un rôle primordial dans l’avenir politique de la Thaïlande.
On peut s’en réjouir ou s’en inquiéter selon ses propres opinions, mais personnellement, en me projetant sur « l’après », je me pose la question suivante : dans le cas où ce vote rejetterait la candidature du leader du MFP, qui pourra se revendiquer de poser sa candidature à ce poste de dirigeant politique pour les 4 années à venir ?
Les 8 partis qui formeraient une coalition gouvernementale en cas d’élection de Pita au poste de Premier ministre arriveront-ils à s’entendre à ce sujet pour proposer un autre candidat « vierge » de tout soupçon aux yeux de la Commission électorale et de la Cour constitutionnelle, éligible selon les termes de la loi ?
Et qui par ailleurs, aura une personnalité suffisamment forte pour rallier une partie importante de sénateurs pro-armée, pour une élection effective d’un PM plébiscité par une majorité de membres du parlement.
Une autre possibilité est que l’on se retrouve devant une impossibilité législative, auquel cas, de nouvelles élections pourraient avoir lieu, ce qui semble être une probabilité majeure.
et enfin, la perspective d’un retour en force de la tendance des partis pro-armée, perdants de ces élections du 14 mai, n’est jamais à exclure dans ce pays dans lequel l’Armée a toujours joué un rôle politique important, le coup d’Etat militaire faisant partie du paysage habituel en cas de crise sans issue !!!
En-tout-cas, une chose est certaine : si la situation actuelle devait déboucher sur l’impossibilité de nommer à temps un Premier ministre quel qu’il soit, et qui soit accepté par l’ensemble du parlement, l’instabilité politique du pays risque de perturber profondément une situation sociale et économique, toujours fragile…
La suite au prochain épisode…