La Thaïlande a demandé à la Chine de prendre en compte ses intérêts dans les discussions menées avec l’Iran sur le détroit d’Ormuz.
Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a également sollicité le soutien de Pékin pour sécuriser les approvisionnements en engrais et renforcer la coopération économique face aux tensions au Moyen-Orient.
Bangkok évoque ses intérêts stratégiques dans la crise d’Ormuz
La demande thaïlandaise a été formulée lors d’une visite de courtoisie du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, au siège du gouvernement le vendredi 24 avril 2026.
Anutin Charnvirakul a expliqué avoir rappelé à son interlocuteur que plusieurs routes maritimes reliant le Moyen-Orient à la Chine passaient par des zones connectées au réseau logistique thaïlandais.
Selon le chef du gouvernement, Wang Yi s’est voulu rassurant en affirmant qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, en raison des relations solides entre les deux pays.
Engrais et agriculture également au cœur des discussions
Le Premier ministre thaïlandais a aussi demandé l’appui de la Chine afin de garantir un approvisionnement suffisant en engrais pour protéger le secteur agricole national.
Il a estimé que la coopération de partenaires majeurs comme la Chine et la Russie serait essentielle pour limiter les conséquences économiques plus larges de la crise au Moyen-Orient.
Investissements chinois et projet de pont terrestre
Anutin a indiqué que la Chine manifestait un vif intérêt pour la Thaïlande, notamment dans les secteurs de l’automobile, de la robotique et de l’intelligence artificielle.
Les discussions ont également porté sur le projet de pont terrestre thaïlandais, qui doit encore faire l’objet d’un examen attentif.
Voir : La Thaïlande relance son projet de pont terrestre à 1 000 milliards de bahts
Cette réflexion intervient alors que l’Indonésie envisagerait d’imposer des droits de transit aux navires commerciaux traversant le détroit de Malacca.
« En cas d’urgence indépendante de notre volonté, la Thaïlande doit envisager des options alternatives », a déclaré Anutin.
Une relation bilatérale appelée à se renforcer
Après sa rencontre avec le Premier ministre, Wang Yi s’est rendu dans la province de Krabi pour coprésider une réunion ministérielle avec le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow.
Lors d’une conférence de presse, ce dernier a souligné l’importance des relations entre Bangkok et Pékin.
L’année dernière a marqué le 50ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques officielles entre les deux pays, même si leurs liens remontent à bien plus loin.
La Chine décrit régulièrement ses relations avec la Thaïlande comme celles de proches parents, voire de frères et sœurs.
Innovation, économie verte et véhicules électriques
Les deux pays doivent désormais élaborer un plan d’action quinquennal destiné à orienter leur coopération bilatérale, tant au niveau régional qu’international.
Selon Sihasak, la relation économique doit évoluer vers un partenariat de développement partagé, avec davantage d’accent sur l’innovation, la technologie, la transformation numérique et la transition vers une économie verte.
La Chine joue déjà un rôle clé dans plusieurs secteurs en Thaïlande, notamment l’énergie solaire et les véhicules électriques, avec des investissements importants appelés à se développer davantage.
Voir aussi :
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Pourquoi la Thaïlande doit repenser sa relation avec la Chine
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Source : Thai PBS World
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