Une Britannique de 87 ans regrette d’avoir déménagé en Thaïlande pour se rapprocher de sa famille, elle vit très pauvrement et ne peut plus rentrer.
Elle s’efforce de survivre avec une pension d’État britannique gelée de seulement 300 livres sterling (352 euros) par mois, soit 14 049 bahts.
Voir : Les expatriés britanniques en Thaïlande face au cauchemar du gel des pensions
Et à partir de l’année prochaine, elle devrait avoir en plus à faire face à la nouvelle taxe sur les revenus étrangers.
Voir : Taxe sur les revenus étrangers en Thaïlande : explication pour les français
Christine Gloria Fox, qui vit près de Pattaya, dans l’est de la Thaïlande, regrette sa décision de s’installer dans ce qu’elle décrit comme une région chère où les plages regorgent de touristes tout au long de l’année.
Au lieu de profiter de sa retraite, chaque centime de sa pension est directement affecté aux frais de santé.
Sa pension a été gelée au même taux depuis qu’elle a déménagé en Thaïlande il y a 24 ans, en raison de la politique britannique consistant à ne pas revaloriser les pensions dans certains pays.
Désireuse de rentrer au Royaume-Uni, Mme Fox a été jugée inapte à prendre l’avion en raison de la détérioration de son état de santé.
Elle compte beaucoup sur son fils de 63 ans, Jon Fox, pour couvrir ses frais de subsistance.
Jon, qui s’est installé en Thaïlande il y a 35 ans, a construit un petit studio pour sa mère derrière son entreprise de location de voitures.
« Elle a fait trop de chutes.
Elle ne peut plus marcher correctement, tombe souvent et sa vue se détériore.
Nous essayons de réunir entre 5 000 et 6 000 livres (5 866 à 7 039 euros) pour son opération des yeux.
Elle a voulu retourner au Royaume-Uni à plusieurs reprises, mais les médecins ne lui ont pas délivré de certificat d’aptitude au vol.
C’est pourquoi elle est restée ici toutes ces années ».
Jon et sa fille couvrent les factures des services publics et les frais de nourriture de sa mère, ce qui double le revenu de sa pension.
Ce sont certainement aussi ses enfants qui se sont occupés des frais de visa.
Voir : Le guide pour prendre sa retraite en Thaïlande : tout ce que vous devez savoir
« C’est juste pour les nécessités, pas pour les luxes comme les sacs à main. »
La pandémie a encore alourdi leurs finances, ce qui a rendu plus difficile la prise en charge de sa mère.
Environ 500 000 citoyens britanniques vivant en dehors de l’Europe ne bénéficient pas d’une augmentation annuelle de leur pension de retraite.
Cette politique exclut les retraités de pays comme l’Australie et le Canada d’après le journal iNews UK.
« Elle est très en colère et regrette profondément de s’être installée en Thaïlande.
Si elle avait su, elle serait sans aucun doute restée au Royaume-Uni.
Elle n’est pas heureuse ici. »
Source : The Thaiger
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3 commentaires
Cette loi britannique de non-indexation des pensions pour les retraités expatriés est une honte et une discrimination inacceptable vis-à-vis de ces personnes de la part des politiques…
Cette loi est certainement en contradiction avec d’autres droits humains internationaux et il serait souhaitable que des avocats spécialisés se saisissent de cette cause…
Les anglais se croient tout permis en Thaïlande !
Ils n’ont aucune assurance pour couvrir les frais médicaux, les enfants de cette femme sont responsables de cette situation !
Il faut les faire payer un maximum pour cette matrice envers leur mère.
Antoine, les vrais responsables ne sont pas ses enfants, mais cette loi qui permet à l’administration britannique des pensions de ne pas indexer celles de leurs citoyens expatriés.
Si cette femme avait une pension indexée (ce qui est le cas dans tous les pays européens et bien d’autres à travers le monde, et heureusement pour nous !!!) depuis sa mise à la retraite, je suppose à 60 ans, donc depuis 27 ans, elle disposerait aujourd’hui d’un revenu de pension multiplié par 3,6 (moyenne de l’indexation européenne des revenus entre 1990 et 2020), soit environ 1 270 euros (49 000 baths) au lieu des 352 actuels !!!
Ça change tout… si cette loi discriminatoire n’existait pas, elle ne se retrouverait pas dans cette situation et les lois et couvertures d’aide sociale et les indemnités qui en découlent (soins de santé, frais médicaux, indemnités de maladie et de chômage) ne sont pas les meilleures du monde, loin s’en faut, surtout depuis le Brexit, qui a aggravé la situation des plus pauvres et précarisés financièrement et socialement…
C’est là qu’il faut aller chercher les vraies responsabilités, cette dame n’est pas un cas isolé !
Pourquoi y a-t-il si peu de Britanniques expatriés à votre avis ?