Le programme de voyage sans quarantaine Test & Go en Thaïlande est confronté à des défis depuis son retour salué par l’industrie du tourisme.
Depuis le redémarrage du programme Test & Go le 1er février, le gouvernement thaïlandais a émis plus de 100 000 demandes, mais les efforts pour relancer le tourisme se heurtent encore à de nombreux obstacles.
Pour connaître les détails du programme, voir : Voyager en Thaïlande en 2022, ce qu’il faut savoir
Les principaux défis du nouveau programme
Marisa Sukosol Nunbhakdi, présidente de l’Association hôtelière thaïlandaise, a déclaré que les principaux défis du nouveau programme Test & Go sont les suivants :
- Responsabilités supplémentaires pour les hôtels, qui doivent s’assurer que les clients se présentent le cinquième jour et effectuent un deuxième test PCR.
Voir : Une lourde charge pour les hôtels en Thaïlande - Pénurie de chambres SHA Extra Plus dans les destinations clés autres que Bangkok et Phuket,
- Absence d’une option gouvernementale d' »isolement en chambre d’hôtel » pour les voyageurs en dehors de Phuket.
« Les hôtels doivent s’assurer que les clients viennent le cinquième jour pour rester et faire leur test PCR.
C’est notre responsabilité.
Le deuxième test PCR implique des coûts supplémentaires pour les voyageurs et la nécessité de réfléchir à l’endroit où ils vont rester, ce qui signifie qu’il faut élaborer un itinéraire si le lieu du cinquième jour est différent de celui du premier jour », a déclaré Mme Marisa.
« Certains Thaïlandais s’enregistrent le premier jour et se rendent ensuite dans leur province d’origine, comme Khon Kaen ou Phitsanulok, où il n’y a pas d’hôtels certifiés SHA Extra Plus.
Ils n’ont pas d’accord avec les hôpitaux et ne peuvent donc pas organiser le test RT-PCR.
Le gouvernement doit approuver davantage d’hôtels SHA Extra Plus dans les différentes provinces. »
Selon elle, la plupart des compagnies d’assurance ne couvrent pas entièrement les frais d’hospitalisation pendant une période prolongée de l’itinéraire initial d’un voyageur si celui-ci est positif au Covid-19.
« Parfois, si les voyageurs sont asymptomatiques, l’assurance ne couvre pas leur séjour à l’hôtel », a déclaré Mme Marisa.
Voir : Avertissement sur les dangers de voyager actuellement en Thaïlande
« Nous avons besoin que le ministère de la Santé publique autorise les voyageurs à rester à l’hôtel.
Phuket a mis en place un système appelé « isolation dans la chambre d’hôtel » qui permet aux personnes dont le test est positif de rester dans leur hôtel d’origine et de recevoir des soins par le biais de la télésanté.
Nous avons besoin de cette politique à Bangkok et dans d’autres destinations clés. »
Les principaux marchés sources en janvier

Arrivées de voyageurs russes à l’aéroport international de Phuket. Photo : Bangkok Post
Quelque 185 037 visiteurs sont arrivés en Thaïlande par avion du 1er au 30 janvier.
Les Russes constituaient le groupe le plus important avec 19 450 personnes, suivis par 11 469 Allemands, 10 458 Américains et 10 091 Britanniques, a déclaré Taweesilp Visanuyothin, porte-parole du Centre pour l’administration de la situation Covid-19 (CCSA).
Les cinq principales destinations des participants au programme étaient Bangkok, Phuket, Chon Buri, Samut Prakan et Surat Thani.
Voir aussi :
Les lacunes non résolues du programme Test & Go en Thaïlande
La version 2 du programme Test & Go en Thaïlande reçoit de nombreuses critiques
Source : Bangkok Post
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7 commentaires
S’il vous plaît, gardez précieusement cette photo humoristique !
Un touriste russe ressemblant à Gagarine (un peu plus mature) débarquant à Phuket dans une combinaison de cosmonaute pour le moins voyante et estampillée « NASA » avec des chaussures vertes flashy ! Impayable !
Bravo au photographe pour son instantané mémorable illustrant l’humour russe.
Si je lis bien, il y a donc eu 100.000 demandes d’octroi du Pass Thailand « test and Go » 2e version…
Ok… Cela fait 100.000 personnes (touristes temporaires, thaïlandais de retour dans le pays, résidents étrangers qui reviennent retrouver leur compagne thaï après une longue absence due au Covid, travailleurs étrangers employés par des sociétés thaïlandaises, nomades numériques, etc…) qui vont venir (en principe) en Thaïlande prochainement.
Si nous étions aussi rêveurs et optimistes que les responsables politiques, nous dirions que ces 100 000 « touristes » potentiels rejoignent les prévisions des 300 000 touristes étrangers espérés pour le mois de février…
Mais voilà, nous les « non-thais », sommes plus réalistes et nous ne nous laissons pas emporter et tromper par ces déclarations du « tout va bien dans le meilleur des mondes » qui alimentent presque quotidiennement la presse et les médias thaïlandais.
Relativisons donc ces chiffres… 100 000 demandes de Pass Thailand, ne veut pas dire 100 000 touristes qui viennent passer 2,3 ou 4 semaines de vacances.
Selon des statistiques sur les vols internationaux effectués par les compagnies aériennes (essentiellement par les 3 compagnies arabes desservant la Thaïlande) environ 30 à 40 % des passagers sont asiatiques (thaïlandais en grande majorité).
Soyons généreux et considérons qu’il y a donc eu environ 70 000 demandes de Pass thailand « touristiques » en 2 semaines…
Si ce rythme est maintenu, on arriverait donc à un quota de demandes de Thailand Pass de la part de 140.000 touristes pour l’ensemble du mois de février.
On est donc en dessous des 50 % du chiffre espéré par les autorités thaïlandaises d’entrée de touristes étrangers durant le mois de février, et cela en tenant compte du fait acquis que tous ceux qui ont fait leur demande arrivent TOUS en Thaïlande en février !!!
Ce qui ne sera certainement pas le cas.
D’autre part, pour recevoir ce Pass Thailand, les candidats à un séjour ou à un retour en Thaïlande doivent souscrire une assurance spéciale Covid, et quand Mme Marisa Sukosol Nunbhakdi, présidente de l’Association hôtelière thaïlandaise, déclare (je cite) que « parfois les assurances ne couvrent pas tous les risques, notamment les cas asymptomatiques (…) » fin de citation… C’est FAUX…
Ce n’est pas « parfois » mais TOUJOURS !
Aucune compagnie d’assurance ne couvre le risque de « test positif » ou de « contamination », mais bien de maladie nécessitant un diagnostic médical, un suivi en milieu hospitalier avec administration de médicaments, examens complémentaires (RX notamment) et certificat de guérison.
Or, un patient asymptomatique qui ne dégage aucun symptôme de maladie, de fièvre, ou d’infection quelconque n’est jamais considéré comme un « malade » par les compagnies d’assurances, malgré le fait qu’il soit gardé 10 jours en quarantaine, en isolement total dans un hôtel médicalisé par la loi thaïlandaise.
Et il ne sera donc pas remboursé de tous les frais de sa quarantaine par son assurance « covid »…
Plusieurs dizaines de cas ont été publiés dans les médias, et sur les réseaux sociaux, sans compter tous ceux, encore plus nombreux qui ne se font pas connaître et qui, parfois, dégoûtés et délestés de leurs économies, décident de rentrer chez eux directement après leur quarantaine !!!
Et même dans le cas où le patient apporte toutes les preuves de sa maladie auprès de sa compagnie d’assurance, dans de nombreux contrats, celles-ci ne couvrent pas certains frais annexes comptabilisés par l’hôtel médicalisé ou l’hôpital où il a séjourné et se verra amputé de 15 à 20 % de sa facture sur le montant de son remboursement.
Voilà la réalité qui attend les « touristes » qui envisagent un séjour ou un retour en Thaïlande dans les prochaines semaines…
Qui sème le vent récolte la tempête.
Étonnez-vous de ne pas voir revenir les touristes en masse.
Que la première nuit en SHA++ soit obligatoire pour s’assurer que le touriste qui vient d’arriver se soumette bien à un PCR avant d’aller se balader dans le pays, ça se comprend et c’est logique.
Toutefois, pourquoi un forfait incluant 3 repas (plateau dégueulasse sous cellophane comme dans les avions) alors que la plupart du temps, on connaît le résultat du test fait avant midi vers 18 h le soir ?
Seul le client maso va rester dans sa chambre pour se farcir à nouveau le repas « cellophanisé » au lieu d’aller au restaurant de l’hôtel ou d’un établissement voisin afin d’y manger correctement, ce qui ne lui est pas arrivé depuis environ 24 h (avec le trajet en avion).
Mais, surtout, quelle est cette co… d’obliger à reprendre un second tour de SHA++ hors de prix pour le second test du 5e jour ?
On peut très bien se contenter de demander le test du 5e jour à faire dans un hôpital ou une clinique autorisé (comme c’était le cas pour les Thai pass d’avant le 22 décembre 2021) et faire scanner le résultat directement dans le Mor Chana que les autorités peuvent vérifier à tout moment.
En cas d’absence de mise à jour à J+7, les autorités désactivent le Mor Chana et la messe est dite pour le touriste récalcitrant ou négligent.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Arrêtez cette folie du second SHA++, c’est du commerce forcé absolument inutile sur le plan de la prévention sanitaire, même si vous voulez absolument maintenir le test du 5e jour qui n’a pas vraiment de sens aujourd’hui.
Réponse à LA GAILLARDE.
C’est inutile sur le plan sanitaire et contre productif dans le domaine commercial.
Mais les Thaïlandais les meilleurs.
Qui dit que les 100 000 passes thaïlandais sont vrais ?
Alors que le monde s’ouvre sans quarantaine et s’aperçoit que l’omicron est juste une farce, eux en sont encore avec leur test and go, des tests douteux, des prix exorbitants des 2 nuitées et aucun remboursement en cas de positivé.
Toujours sans moi la Thaïlande, je reste lucide, parole d’un triple vacciné…
Tout à fait d’accord avec vous.
Le plus incroyable, c’est qu’ils arrivent quand même à trouver des pigeons qui se soumettent docilement à toutes ces contraintes. Sans compter ce qui attend ceux qui sont testés positifs…
Avec un ministre de la Santé qui haït les étrangers, ça ne pourra pas s’arranger pour le moment.