Phuket pourrait faire face à un risque de pénurie d’eau si la sécheresse se prolonge, les réserves actuelles étant estimées à environ 100 jours.
Les autorités locales accélèrent les mesures de gestion et préparent des plans d’urgence pour sécuriser l’approvisionnement sur l’île.
- Les réserves d’eau de Phuket sont estimées à environ 100 jours sans pluie.
- Les trois principaux réservoirs contiennent 12 millions de m³, soit 52 % de leur capacité.
- La demande continue d’augmenter avec le tourisme et l’urbanisation.
- Plus de 2 600 sources d’eau de secours ont été recensées sur l’île.
- Des projets à long terme sont en cours pour renforcer la sécurité hydrique.
Menu
Des réserves limitées face à une sécheresse persistante
La branche de Phuket de l’Autorité provinciale des eaux (PWA) a participé, lundi 23 mars, à une réunion présidée par le gouverneur Nirat Phongsitthaworn afin d’évaluer les risques liés à l’approvisionnement en eau pendant la saison sèche.
Lors de cette réunion, il a été indiqué que les trois principaux réservoirs de la province contiennent actuellement environ 12 millions de mètres cubes d’eau, soit 52 % de leur capacité totale.
Dans ces conditions, les réserves pourraient couvrir la demande jusqu’à la fin du mois de juin en l’absence de nouvelles précipitations.
Le retour des pluies est pour l’instant attendu entre fin avril et début mai.
Pourquoi Phuket peine à stocker l’eau
Phuket fait face à des limites structurelles en matière de gestion de l’eau.
Son relief majoritairement montagneux complique la rétention des ressources, tandis que les eaux de pluie s’écoulent rapidement vers la mer.
Ce phénomène provoque un double effet : des inondations durant la saison des pluies et des pénuries pendant la saison sèche.
Parallèlement, la demande en eau ne cesse d’augmenter sous l’effet combiné du développement urbain et de l’essor du tourisme.
Une production renforcée pour répondre à la demande
Pour faire face à cette pression, la province est actuellement capable de produire plus de 126 720 mètres cubes d’eau potable par jour grâce à huit stations de traitement.
Elle peut également recevoir jusqu’à 100 000 mètres cubes supplémentaires d’eau brute par jour en provenance du Département royal de l’irrigation.
Les autorités complètent ces apports en s’appuyant sur des fournisseurs privés et sur les ressources en eau communautaires afin de répondre à la demande croissante.
Des mesures d’urgence déjà en place
En parallèle, Phuket a renforcé sa préparation aux situations critiques.
Plus de 2 647 sources d’eau de secours ont été recensées à travers l’île, incluant des puits souterrains et des puits peu profonds.
Une base de données intégrée sur les ressources hydriques a également été mise en place afin de suivre l’évolution de la situation en temps réel.
Le gouverneur a par ailleurs demandé à l’ensemble des agences concernées de collecter en urgence des données détaillées sur les capacités de production locales et les sources d’eau disponibles, y compris dans le secteur privé.
Des projets à long terme pour sécuriser l’approvisionnement
Au-delà des mesures immédiates, la province poursuit plusieurs projets structurants visant à renforcer sa sécurité hydrique.
Parmi eux figurent l’extension du réseau d’approvisionnement en eau entre Phang Nga et Phuket, ainsi qu’une étude sur le détournement de l’eau du barrage de Ratchaprapha.
Ces initiatives visent à anticiper les défis liés au changement climatique et à la croissance économique rapide de l’île.
Voir aussi :
Phuket est la destination favorite des touristes en Thaïlande
Tourisme de masse en Thaïlande : l’île de Phuket croule sous les ordures
Source : The Nation Thailand
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
3 commentaires
Dans les mesures structurelles à long terme et, étant donné le fait que, de la part même des autoritrés, le relief montagneux de l’île engendre des inondations ou des pénuries à répétition, n’est-il pas possible d’étudier la possibilité de barrages de plus ou moins moyenne capacité de stockage de l’eau de pluie à capter en amont de son déversement perdu dans la mer qui pourraient réunir les fonctions de retenues des eaux pour minimiser les effets des inondations et d’autre part, servir de réserves suffisamment importantes capables de pallier aux périodes de sécheresse ???
Ressortir les excellents principes du défunt roi Bhumibol appliqués dans tout le pays (et malheureusement non poursuivis après son décès) et applicables à la spécificité de l’île au niveau hydraulique pourrait résoudre au moins une partie du problème actuel, qui ne pourra que s’aggraver au fil des décennies à venir !
Bonjour,
À chaque alerte sur l’eau, je fais un petit tour des terrains de golf.
R.A.S. Les greens sont bien gras.
Echo
Pas de mention du Songkran, où ils vont balancer la moitié des réserves ?