Un smog toxique continue de recouvrir une grande partie de la Thaïlande, avec des PM2,5 dépassant les limites de sécurité dans 45 provinces.
Voir : Smog toxique sur la Thaïlande : niveaux records à Bangkok et dans 20 provinces
Les autorités ont averti que les conditions atmosphériques malsaines pourraient persister jusqu’au 23 janvier.
Le Département de contrôle de la pollution (PCD) a indiqué le vendredi 16 janvier que les niveaux moyens de PM2,5 sur 24 heures variaient entre 7,4 et 89,1 microgrammes par mètre cube (µg/m³), dépassant la norme nationale de sécurité de 37,5 µg/m³ dans de nombreuses régions.
Rappel : le seuil de sécurité fixé par le gouvernement thaïlandais pour les PM2,5 est plus de deux fois supérieur à la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixe la limite à 15 µg/m³ sur 24 heures.
Les provinces les plus touchées par la pollution

Pollution atmosphérique en Thaïlande. Photo : The Nation Thailand
Bangkok et les provinces environnantes, notamment Nonthaburi, Pathum Thani et Samut Prakan, ont enregistré des niveaux malsains généralisés, avec une zone rouge détectée dans le sous-district de Bang Phut,dans la ville de Nonthaburi.
La pire pollution du pays a été enregistrée dans la ville de Nong Khai, dans le nord-est du pays.
Plusieurs zones rouges nocives pour la santé ont également été identifiées à Ayutthaya et Saraburi.
Selon les prévisions à sept jours du PCD, les niveaux de PM2,5 devraient augmenter à Bangkok et dans les régions du nord, du nord-est, du centre, de l’est et de l’ouest entre le 17 et le 23 janvier.
Alors que la plupart des régions ont signalé un air malsain, les provinces du sud ont continué à être relativement épargnées.
Ensemencement des nuages et dispersion : les grands moyens

Des avions larguent des produits chimiques pour ensemencer les nuages lors d’une opération de pluie artificielle. Photo de Chaiwat Satyaem/Bangkok Post
L’Aeronautical Radio of Thailand (Aerothai), une entreprise publique relevant du ministère des Transports, soutient depuis décembre les opérations d’ensemencement des nuages et les vols de dispersion atmosphérique.
Les vols de dispersion atmosphérique consistent à utiliser des avions pour pulvériser de l’eau ou de la glace sèche afin de briser le « couvercle » d’air chaud qui emprisonne la pollution au sol.
Cette technique crée des turbulences et des mouvements d’air verticaux qui permettent de disperser les particules fines (PM2,5) vers des couches plus hautes de l’atmosphère, réduisant ainsi leur concentration dans les zones urbaines.
Voir aussi :
Le roi et les nuages, l’histoire du projet royal de création de pluie
Thaïlande : un nouvel espoir pour lutter contre la pollution de l’air
La Thaïlande lutte contre la tuberculose et la pollution atmosphérique
Les cancers du poumon augmentent en Thaïlande à cause de la pollution de l’air
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
L’homme intelligent résout le problème, le sage évite le problème.
Les gouvernements ne sont ni l’un ni l’autre.
Du moment qu’il y a de l’argent à gagner, tant pis pour les populations locales, les touristes et les futurs riches qui veulent s’installer en Thaïlande selon les dires des gouvernements.