Accueil Actualités en ThaïlandeLa Thaïlande de plus en plus vulnérable face à l’impact de la guerre

La Thaïlande de plus en plus vulnérable face à l’impact de la guerre

0 commentaires 4 minutes à lire
Une cliente consulte les nouveaux prix affichés sur un stand de restauration de rue en Thaïlande face à la hausse du coût des matières premières

La Thaïlande entre dans une phase de fragilité économique accrue alors que les tensions géopolitiques mondiales pèsent sur les marchés.

Le royaume, pourtant éloigné des zones de conflit, reste particulièrement exposé aux chocs extérieurs en raison de sa dépendance énergétique, de son endettement élevé et d’une croissance déjà ralentie.

Voir : Thaïlande : carburant cher, inflation, tourisme en baisse… l’économie vacille

Selon Kongkiat Opaswongkarn, directeur général de Asia Plus Group Holdings, certaines opportunités d’investissement subsistent, mais les risques augmentent nettement.

Une économie thaïlandaise jugée vulnérable

Logo du Fonds monétaire international (FMI) sur un panneau bleu devant un immeuble de bureaux

Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé sa prévision de croissance de la Thaïlande pour 2026 à 1,5 %, soulignant les fragilités persistantes de l’économie du royaume.

Le Fonds monétaire international (International Monetary Fund) a revu à la baisse la semaine dernière sa prévision de croissance du PIB thaïlandais pour 2026, désormais limitée à 1,5 %.

Ce niveau reste inférieur à celui de nombreux pays de la région et reflète les fragilités persistantes de l’économie thaïlandaise.

L’endettement des ménages demeure élevé, tandis que la dette publique atteint environ 66 % du PIB.

« Même si la Thaïlande n’est pas sur le champ de bataille, la structure de son économie fait qu’elle en subit de plein fouet les conséquences », a déclaré M. Kongkiat.

La dépendance au pétrole inquiète

Pétrolier thaïlandais

Pétrolier thaïlandais. Photo : Bangchak Corporation

La Thaïlande dépend du Moyen-Orient pour environ 52 % de ses importations d’énergie, ce qui la rend particulièrement sensible à une hausse durable des prix du pétrole.

Selon Asia Plus, les précédentes crises pétrolières de 1973, 1979, 1990 et 2022 ont montré le même schéma : perturbations de l’approvisionnement, flambée des prix de l’énergie, inflation accrue et ralentissement mondial.

La hausse du pétrole augmente les coûts de production et de transport, réduit le pouvoir d’achat des ménages et pèse sur les marges des entreprises.

« Lorsque les prix de l’énergie augmentent, ce n’est pas seulement le pétrole qui devient plus cher.

C’est le coût de la croissance économique elle-même », a expliqué M. Kongkiat.

Le ralentissement mondial en toile de fond

Dans ce contexte, le FMI a également abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2026 à 3,1 %.

Pour Asia Plus, les conséquences dépassent largement les seuls marchés énergétiques.

« Les répercussions s’étendent au-delà des marchés de l’énergie, risquant de peser sur la confiance des investisseurs, la consommation et l’activité économique au sens large », a indiqué M. Kongkiat.

Des opportunités malgré les risques

Un investisseur examine un affichage numérique des cours boursiers

Un investisseur examine un affichage numérique des cours boursiers. Photo : Bangkok Post

Asia Plus estime toutefois que cette période fragile peut aussi créer des opportunités sélectives, notamment grâce au retour de flux de capitaux vers les marchés émergents, dont la Thaïlande.

La société de courtage prévoit un bénéfice par action de 95 bahts pour les entreprises cotées en 2026, soit une progression de 7,2 %, avec un objectif de fin d’année de 1 580 points pour la Bourse thaïlandaise.

« Les crises n’éliminent pas les opportunités.

Elles déplacent simplement l’endroit où se trouvent ces opportunités », a déclaré M. Kongkiat.

Tourisme, technologie et diversification privilégiés

Voyageurs dans l'aéroport international de Suvarnabhumi en Thaïlande

Voyageurs dans l’aéroport international de Suvarnabhumi Photo : Bangkok Post

Après un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, les marchés ont retrouvé un certain appétit pour le risque à court terme.

Les secteurs considérés comme bénéficiaires sont la technologie, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, la consommation et le tourisme.

Asia Plus recommande dans ce contexte une stratégie équilibrée composée de 55 % d’actions, 30 % de titres à revenu fixe et 15 % d’actifs alternatifs.

« Le succès ne réside pas dans la capacité à prédire parfaitement le marché, mais dans la construction de portefeuilles résilients capables de résister à l’incertitude », a conclu M. Kongkiat.

Voir aussi :

Surprise : Moody’s relève la perspective de la Thaïlande de négative à stable

Pourquoi la Thaïlande veut conclure vite un accord de libre-échange avec l’UE

Thai Airways réduit ses vols en mai : l’Asie et l’Europe touchées


Source : Bangkok Post

Est-ce que cet article vous a été utile ?

Cliquez sur les étoiles pour le noter !

Note moyenne / 5. Décompte des votes :

Aucun vote jusqu'à présent ! Soyez le premier à noter ce billet.

Comme vous avez trouvé ce post utile....

Partagez le sur les médias sociaux ! 😉

Toutelathailande est un média indépendant financé uniquement par la publicité. Merci de soutenir notre travail.


Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande

Souscrire une assurance voyage

Réserver un billet d'avion

Réserver bus, train et bateau en Thaïlande

Réserver un hôtel

Réserver des activités

Gérer son argent en voyage avec Wise

Voyage sur mesure avec Evaneos

Newsletter Form (#11)

S'abonner à notre lettre d'information

Restez informé sur la Thaïlande : vous recevrez un e-mail avec nos derniers articles une fois par semaine.



Vous pouvez nous suivre sur :

Twitter, LinkedIn, Facebook


Vous pourriez aussi aimer

Laissez un commentaire

À savoir : les commentaires sur les articles récents sont modérés le lendemain.
* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site web.