La Thaïlande a approuvé un plan pour le développement de l’enseignement supérieur dans le cadre des efforts visant à devenir un pays développé d’ici 2037.
La Banque mondiale définit une économie à revenu élevé comme une nation dont le revenu national brut (RNB) par habitant est égal ou supérieur à 11 940 euros en 2020.
Le RNB par habitant de la Thaïlande en 2021 était de 6 826 euros, selon les données de la Banque mondiale.
La porte-parole adjointe du gouvernement, Rachada Dhnadirek, a déclaré mardi que le gouvernement avait approuvé un certain nombre de projets de politiques et de stratégies qui serviront de cadres de développement pour l’enseignement supérieur, la science, la recherche et l’innovation entre 2023 et 2027.
Ils viseront à promouvoir des changements radicaux qui aideront la Thaïlande à devenir un pays développé d’ici 2037, a déclaré Mme Rachada.
Ils ont été proposés par le ministère de l’enseignement supérieur, des sciences, de la recherche et de l’innovation.
Le premier cadre politique vise à développer les compétences des personnes et à promouvoir la compétitivité et le développement durable du pays afin que la nation puisse s’adapter aux changements mondiaux constants, a-t-elle déclaré.
Ce cadre politique comprend quatre stratégies.
L’une d’entre elles concerne le développement économique par la promotion d’une économie créative et axée sur les valeurs afin de stimuler la compétitivité et l’autonomie.
Les plans d’action clés dans ce cadre comprennent le modèle de développement économique bio-circulaire-vert (BCG), le développement de l’intelligence artificielle, de la logistique et du système ferroviaire.
La deuxième stratégie consiste à promouvoir le développement durable afin que le pays puisse relever les défis et s’adapter au dynamisme mondial, avec des plans d’action clés comprenant la création d’une société à faible émission de carbone.
La troisième stratégie consiste à faire progresser la science, la technologie, la recherche et l’innovation grâce à des plans d’action clés, notamment les industries ciblées de la courbe en S.
La quatrième stratégie consiste à développer les ressources humaines et les instituts d’enseignement et de recherche afin de stimuler l’économie.
Les plans d’action clés comprennent la promotion de la Thaïlande en tant que centre de talents, a déclaré Mme Rachada.
Le deuxième projet de cadre politique vise à développer les ressources humaines et comprend trois stratégies, a-t-elle précisé.
La première stratégie consiste à renforcer les capacités en proposant une éducation qui favorise le processus d’apprentissage tout au long de la vie, en améliorant la qualité de l’enseignement et en créant un personnel de haut niveau.
La deuxième stratégie consiste à créer un écosystème de recherche par le biais de la recherche innovante et du transfert de technologie en développant des infrastructures ou des facteurs favorables.
Les établissements d’enseignement supérieur soutiendront les entrepreneurs axés sur l’innovation, a-t-elle ajouté.
La troisième stratégie consiste à encourager la transformation de l’enseignement supérieur par des pratiques de bonne gouvernance, le développement d’établissements d’enseignement supérieur en fonction de leurs caractéristiques propres, la promotion de la sécurité financière dans le système d’enseignement supérieur et la promotion de l’enseignement supérieur numérique, a indiqué Mme Rachada.
Il existe également trois plans à mettre en œuvre d’urgence dans les trois ans, tels que le développement d’un personnel de haut niveau pour répondre au développement du BCG, et la promotion des entreprises communautaires locales, de l’économie de base, des PME et des start-ups, a-t-elle ajouté.
Le troisième projet de cadre politique vise à transformer la nation en un pays développé et comprend quatre stratégies, a indiqué Mme Rachada.
La première stratégie consiste à promouvoir une économie axée sur la valeur, comme le développement et la production de vaccins Covid-19 et le développement de l’industrie des véhicules électriques.
La deuxième stratégie consiste à améliorer la société et l’environnement, tandis que la troisième consiste à développer la science, la technologie, la recherche et l’innovation de pointe, a déclaré Mme Rachada.
La quatrième stratégie consiste à créer des scientifiques, des innovateurs et des chercheurs hautement qualifiés pour servir le pays, a-t-elle ajouté.
Source : Bangkok Post
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4 commentaires
Beau blabla.
Ça n’engage que ceux qui y croient.
En résumé, il y a 3 projets cadres regroupant ensemble 11 stratégies multidisciplinaires destinées à mener la Thailande et sa population à accéder au statut de pays développé au cours des 15 années à venir, alors qu’elle est considérée jusqu’à présent parmi les pays émergents avec un fort potentiel de développement économique.
Pour ce faire, la Thaïlande doit notamment satisfaire au critère du revenu moyen minimum de 11.940 euros par an, soit presque 1000 euros de revenus (bruts) par mois, alors qu’actuellement, il est de 570 euros (en comparaison : 770 euros en Roumanie, un des pays les plus « pauvres » de l’U.E) soit une augmentation nécessaire globale de 43 %, et une moyenne annuelle de presque 3 % d’augmentation brute des salaires, hors inflation et augmentation du coût de la vie.
Sur papier, et au vu du contenu de cet article, le projet global est très ambitieux, va coûter des dizaines de milliards de baths à l’Etat pour mettre en place toutes les infrastructures technologiques, méthodologiques et pédagogiques, programmer la formation et la mise en place des ressources humaines et des cadres qui seront chargés de faire tourner et de mettre de l’huile dans la machinerie de cette gigantesque réforme pour amener la future génération d’étudiants, de scientifiques, d’économistes, d’enseignants, de techniciens et hommes de terrain de toutes disciplines économiques confondues, au même degré de niveaux de compétences, et dans le même timing, pour une progression coordonnée générale du pays à tous les niveaux de production et de rentabilité humaine et économique nécessaire à l’accession de la Thailande au statut de pays développé.
Quand on connait les statistiques annuelles des différents niveaux d’enseignement et du niveau de formation professionnelle de base de 70 % des thailandais en âge de travailler, on se rend compte que le chantier de construction d’un état thailandais « développé » selon les normes de la Banque mondiale, ne sera pas le parcours d’un long fleuve tranquille se jouant de tous les pièges et obstacles qui se dresseront le long de cet objectif ambitieux, à commencer par la nécessité d’un état politiquement stable, à l’abri de troubles civils ou de coups d’état militaires !!!
Rien que de ce côté-là, on est loin de pouvoir compter sur cette stabilité des gouvernements successifs qui vont inévitablement devoir partager ce projet en se succédant dans les 15 années à venir et (si tout se passe démocratiquement) lors des 4 prochaines échéances des élections législatives nationales (tous les 4 ans).
On l’a constaté lors de ces 10 dernières années, traversées par des manifestations politiques et troubles civils graves, coup d’Etat, instauration d’une dictature, crise sanitaire et crise économique toujours en cours, que la partie n’est pas gagnée.
Mais cette réforme fondamentale pour l’avenir du pays est enfin mise sur pied et a le mérite d’exister, alors que j’évoquais déjà depuis plusieurs années à travers certains faits divers dramatiques dans différents articles de cette revue de presse, de l’état lamentable de l’enseignement général dans ce Royaume, du niveau déplorable de la formation des enseignants et d’une pédagogie d’enseignement moyenâgeuse, statique et conservatrice d’une époque révolue, en l’absence d’une programmation éducative et méthodologique moderne, évolutive et novatrice.
Je ne serais peut-être plus de ce monde dans 15 ans… mais j’applaudirai des 2 mains si les buts proposés sont un jour atteints comme le prédisent les promoteurs de cette initiative bien plus nécessaire pour le pays que certains projets pharaoniques coûteux et bien moins rentabilisables pour une population dont une large majorité aspire à une vie sociale et culturelle plus épanouissante à moyen terme…
Qui vivra verra … je l’espère pour tous les jeunes thaïlandais présents et à venir !
Utopique, le niveau du système éducatif est très bas.
Ils vont créer un monde avec 20 % de surdoués et 80 % de pauvres.
Mais ils ont raison… il faut essayer.
Je crains effectivement, comme le souligne MILOUBOY dans son commentaire que le risque de l’élargissement du fossé (qui existe déjà actuellement) entre la classe sociale aisée et la classe ouvrière et laborieuse de ce pays, ne devienne une évidence si ces multiples réformes aux nombreux visages et challenges sociaux et économiques sont mal gérées et mal orientées.
Elles n’atteindront pas leurs buts écrits sur papier, mais renforceront la Thaïlande à 2 vitesses d’aujourd’hui, et qui pourra alors oublier son but ultime d’une nation développée capable de rivaliser à tous les niveaux d’éducation, d’instruction, de formation et de socialisation de sa jeunesse avec les standards occidentaux de développement.
C’est un devoir des responsables politiques de faire en sorte que cette dérive ne se produise, mais comme il est plus facile de diriger et de manipuler un peuple au niveau d’éducation et d’instruction basique, on peut douter que tous les efforts nécessaires soient faits pour niveler les différences au lieu de les maintenir.
Tout cela n’est encore, à l’heure actuelle, que de la théorie mise sur papier avec des hypothèses et des structures opérationnelles à mettre en place dans les prochaines années pour atteindre les buts ambitieux, évoqués pour l’échéance 2037.