Depuis de nombreuses années, la Thaïlande et ses îles attirent tous les types de touristes, des routards aux célébrités fortunées, mais les temps changent.
La bonne nourriture, les hôtels confortables et peu cher, les monuments historiques, l’accueil exceptionnel, et bien sûr, les paysages magnifiques et variés ont permis à la Thaïlande de remporter de nombreux prix de tourisme dans le passé.
La capitale, Bangkok figure souvent dans le top 5 des villes à visiter sur de nombreuses listes de voyage.
Grâce à des vols réguliers et bon marché depuis l’Europe et les États-Unis, il était possible de s’y rendre facilement pour une semaine ou plus.
En fait, certains ont tellement apprécié la vie en Thaïlande qu’ils ont décidé de s’y installer définitivement pour y travailler ou prendre sa retraite.
Mais voyager ou s’expatrier dans le pays devient de plus en plus cher et compliqué.
Le sourire est-il toujours de mise ?

Un sourire derrière un masque en Thaïlande
Comme nous le savons tous, depuis que la pandémie a frappé l’Asie, le sourire est moins présent dans le pays connu pourtant comme le « pays du sourire« .
L’Autorité du tourisme de Thaïlande doit maintenant mener une bataille difficile pour attirer les vacanciers internationaux, car les gouvernements et les compagnies aériennes du monde entier imposent des restrictions aux voyages.
La Chine, le principal fournisseur de touriste pour la Thaïlande avant la pandémie, reste fermée.
Il est parfois difficile d’obtenir des informations fiables sur les voyages, comme il y a eu de nombreux changements.
Vous trouverez les dernières mises à jour ici : Voyager en Thaïlande en 2022, ce qu’il faut savoir
Et qui aurait l’idée de réserver des vacances de trois semaines alors qu’il y a de fortes chances que si votre test est positif, vous soyez transporté dans un hôpital thaïlandais où il vous en coûtera jusqu’à 10 000 bahts (267,39 euros) par jour pendant deux semaines ?
Voir : Avertissement sur les dangers de voyager actuellement en Thaïlande
Jusqu’à présent, 4 % des touristes entrants ont été testés positifs au Covid-19.
Voir : Des assureurs ne veulent plus couvrir les voyageurs en Thaïlande
Outre l’augmentation du coût de l’avion en raison de la hausse du prix du carburant, vous êtes également tenu d’être assuré jusqu’au bout et certaines assurances, pourtant approuvés par le gouvernement, ne couvrent pas tout.
Les concurrents sont nombreux

Plage de Nha Trang au Vietnam. Photo : Quangpraha
Il existe désormais d’autres options au soleil pour échapper aux mois d’hiver dans votre pays.
Les Philippines réouvrent au tourisme ce 10 février avec des règles beaucoup moins compliqués et le Viêt Nam est sur le point aussi de rouvrir ses frontières.
Ces dernières années, le Vietnam a travaillé d’arrache-pied pour construire de superbes stations balnéaires, créer de nombreux terrains de golf et explorer des montagnes et le pays a des kilomètres de superbes plages.
Oh, et bien sûr, Hô Chi Minh ville et Hanoi sont aussi des villes agréables.
Ajoutez à cela le Cambodge, Singapour, l’Indonésie, et la Thaïlande a désormais une concurrence féroce à ses portes.
Que reste-t-il à la Thaïlande ?
Le charme de la Thaïlande, son tourisme médical, et même son industrie naissante du cannabis pourraient donc être nécessaires pour attirer les voyageurs occidentaux à l’avenir.
Même s’il est bien plus simple de voyager dans les pays voisins, rares sont ceux qui arrivent à égaler l’accueil chaleureux des Thaïlandais et le sentiment de sécurité (à part sur la route).
Au Cambodge, au Vietnam et aux Philippines, il y a plus d’insécurités, il suffit de voir les magasins grillagés et les nombreux vigiles.
Il est sûr que de nombreux retraités y réfléchiront à deux fois avant de s’installer en Thaïlande à l’avenir, car les réglementations en matière de visas et d’assurance font qu’il est de plus en plus difficile de joindre les deux bouts.
Voir : Prendre sa retraite en Thaïlande : entre difficultés et espoirs
Au moins, déguster une tasse de thé au cannabis ou au kratom pourrait leur redonner le sourire !
Et vous, comment voyez-vous l’avenir de la Thaïlande ?
Source : ASEAN Now
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10 commentaires
Il est très difficile de se projeter pour le moment dans un contexte d’avenir incertain et instable pour établir les chances qui restent à la Thaïlande pour redevenir le n°1 du tourisme dans le Sud-est asiatique, place qu’elle avait depuis les années 80, jusque fin 2019.
Il a fallu la crise covid pour plonger le pays et ses ressources touristiques dans le rouge…
Je dirais même dans le noir, car bon nombre d’acteurs touristiques liés directement et indirectement au tourisme international moribond depuis mars 2020 sont absents ou toujours très loin d’être rentables, et cela, depuis la mise en place de programmes d’accueil des touristes qui ne remportent pas le succès escompté par les autorités depuis juillet 2021…
Dans ces conditions et à moins d’un revirement total de mentalité des autorités thailandaises qui se décideraient à copier la méthodologie d’accueil beaucoup plus libérale et surtout sans coût de frais supplémentaires des autres pays voisins (Cambodge, Philippines, Vietnam), je ne vois pas très bien comment la Thailande, avec les restrictions de voyage imposées depuis maintenant plus de 7 mois au secteur du tourisme international, va pouvoir sortir des sables mouvants qu’elle a elle-même alimentés par l’intermédiaire des décisions pour le moins discutables de ses dirigeants politiques, allant d’échecs en échecs avec des plans instables, bancals, foireux ou même irréalistes et rêveurs.
Une seule chose est certaine à mon sens et je crois pouvoir affirmer sans grand risque de me tromper, que si la Thaïlande continue à mettre des barrières « covid » (tests PCR, assurance spéciale « Covid », formules diverses de quarantaine ou de semi-liberté contrôlée, Hôtels AQ et SHA aux prix prohibitifs) le pays ne retrouvera pas une santé économique qui lui permettrait juste de remettre le secteur du tourisme en « survie » en attendant mieux.
Je crois qu’il faudra attendre fin 2023 (si la Thaïlande lève TOUTES les restrictions actuelles à partir de juillet 2022) pour pouvoir observer un premier bilan positif au niveau du tourisme international…
Comme c’est l’habitude du côté des responsables politiques et économiques du pays, les déclarations (trop) optimistes tout autant qu’inutiles fleurissent à chaque fois qu’une personnalité fait une déclaration, ou appelle de ses vœux et fait part de ses souhaits (qui resteront lettre morte bien souvent).
Le concept de « vivre avec le covid », pourtant clamé haut et fort par le Premier ministre Prayut depuis début juillet 2021, n’a jamais été que de la poudre aux yeux et une fiction qui n’a jamais été suivie de mesures dans la vie des citoyens thaïlandais et particulièrement des 3 millions d’entre eux qui vivaient du tourisme international avant l’effondrement brutal de celui-ci en 2020 et 2021.
De nombreux pays européens, et ailleurs dans le monde, ont compris que les restrictions de longue durée, à géométrie variable, n’ont pas empêché le virus de se propager, et depuis l’apparition de la souche Omicron, beaucoup moins virulente et qui se résume pour 96 % d’entre nous, à un gros rhume ou une grippe passagère, bon nombre de ces pays ont levé les restrictions liées à un état de pandémie pour déclarer le covid omicron maladie endémique à surveiller, comme tant d’autres sur cette planète.
Pourtant, ces pays ont, proportionnellement à leur population, un taux beaucoup plus élevé de contaminations que la Thaïlande, même au plus fort de la transmission Delta…
Pourquoi cette panique dès que quelques centaines de cas se déclarent en l’espace d’une semaine, alors que dans le même temps, en France, ils se comptent par dizaines de milliers par jour ?
En tout cas, cette mentalité coûte encore aujourd’hui, très cher au pays et ses conséquences se feront encore sentir en 2022…
Pour ma part, et malgré le fait que je n’aime pas les pronostics, je ne vois pas le tourisme de masse revenir au niveau de 2019 avant fin 2023, début 2024, et je crois faire preuve d’optimisme, car il ne faudrait pas que cette crise sanitaire soit suivie d’une autre, tout aussi grave sinon plus : une crise économique mondiale consécutive à une inflation tenace et galopante dont on commence à subir les effets et qui a conduit, comme dans les siècles passés à des cracks boursiers retentissants !!!
L’avenir est loin de s’éclaircir et de gros nuages noirs resteront dans le ciel thaïlandais pour de nombreux mois encore.
Hanson, dit moi, comment on peut être encore optimiste à un retour du tourisme de masse alors que l’on est en décrue énergétique partout sur la planète ???
Faut arrêter de rêver comme les Thais, on a presque 6 % en moins chaque année en pétrole sur l’Europe, et ça, encore trop de peu de personnes sont au courant.
Donc expliques moi comment tu vas faire avec moins de pétrole dans les années à venir, avec un coût à la hausse forcément puisqu’il la demande va être supérieure a l’offre, et sans aucun plan B, une énergie propre tant qu’à faire qui permet de continuer le tourisme de masse ?
C’est mort, c’est foutu a jamais tout ça.
Foutu, terminé, on passe à autre chose de plus résiliant, de plus local et la principale chose que les gens devraient faire maintenant, c’est sérieusement commencé à se poser des questions plus terre-à-terre…
Si dans un monde avec moins de pétrole, on ne règle pas le comment on nourrit une ville comme Paris qui a 9 millions d’habitants, ce n’est pas la peine de penser à voyager…
Et ça, malheureusement, ça approche à vitesse grand V.
Greg, je ne crois pas faire preuve d’un optimisme démesuré…
Les autorités thaïlandaises sont des champions en la matière…
Mais les différents facteurs de nature pessimiste que j’évoque dans mon commentaire vont aussi dépendre comme tu le dis de facteurs économiques mondiaux, extérieurs à la Thaïlande et qu’elle ne pourra pas contrôler en grande majorité…
Donc, oui, je te rejoins dans ta réflexion et tu as raison… Le monde en général va dans le mur !
La Thaïlande subie un gouvernement militaire qui profite de l’aubaine covid pour cadenasser le pays, elle a acté le divorce avec le tourisme par des contraintes hallucinantes. Dans ces conditions, passons à d’autres destinations !
Je suis mariée avec une Thaïlandaise. Elle ne veut pas habiter en France ou dans un autre pays.
Donc, j’y retournerai, mais peut-être comme touriste et avoir un pied-à-terre dans un autre pays.
Le pays perdant est la Thaïlande. Le gouvernement fait tout pour qu’on ne revienne pas, et qu’on dépense notre argent dans ce pays.
On le dépensera dans un autre.
Je vends des serpillières, pas cher…
Je n’ai jamais vu en Thaïlande plus de sourire qu’ailleurs…
Au Cambodge, Laos, Philippines par exemple, on y sourirait même davantage.
Ceci est un mythe comme le fair-play britannique…
Exact, pour avoir été au Cambodge, Laos et Vietnam, j’ai trouvé les gens tout aussi souriants et sympathiques.
Mais bon, les slogans publicitaires ont la vie dure…
Bonsoir,
En ce qui me concerne, je connais bien la Thaïlande, mais hors de question d’y retourner tant que les autorités n’ont pas retrouvé un peu de bons sens.
Il est plus compliqué aujourd’hui d’entrer en Thaïlande qu’en Corée du Nord…
Concernant m’y installer pour ma retraite, j’y avais pensé, mais la encore, je ne trouve pas qu’ils soient très accueillants
Visa a renouveler tous les ans, contrôle à l’immigration tous les 3 mois, garantie bancaire – non merci.
J’ai opté pour les Canaries.
Je connais quasi toute l’Asie – chine, japon, vietnam, cambodge, philippines, malaisie, singapour, inde – mais il est vrai que la Thaïlande est ma préférence.
Alors, wait & see.
Cordialement,
Edouard
Pour les vacances sans test et quarantaine, c’est suffisant pour passer un mois ou deux, mais pour y passer une retraite alors que ça revient de plus en plus cher dans ce pays et tellement compliqué pour les visas et cher, je crois que bon nombre iront ailleurs.
Beaucoup d’expatriés rentrent.
Cesseront-ils un jour de visiter la Thaïlande ?
C’est déjà bien en route…