L’avenir de Srettha Thavisin, le Premier ministre thaïlandais et du parti Move Forward seront connus en août à l’issue de deux verdicts.
Le sort du parti Move Forward (MFP) sera scellé le 7 août lorsque la Cour constitutionnelle déterminera si le parti d’opposition doit être dissous pour avoir poussé à modifier la loi de lèse-majesté.
Une semaine après, le 14 août, la même cour rendra son verdict sur la question de savoir si Srettha Thavisin devrait être disqualifié à la suite de la nomination controversée de Phichit Chuenban en tant que ministre rattaché au bureau du Premier ministre.
Voir : Thaïlande : le Premier ministre pourrait être destitué
Ces deux affaires ravivent les tensions politiques, certains individus lorgnant secrètement le siège de Premier ministre.
Dissolution possible du parti Move Forward

Pita Limjaroenrat, ancien chef du parti de l’opposition Move Forward. Photo : Thai PBS World
Si le parti Move Forward est dissous, seuls 30 à 40 de ses 148 députés devraient rejoindre d’autres partis, ce qui signifie qu’aucun parti ne disposera d’une majorité claire lui permettant de former un gouvernement à lui tout seul.
Le prédécesseur du parti Move Forward, le Future Forward, avait été confronté à deux demandes de dissolution.
La première affaire, dans laquelle le parti était accusé de liens avec les légendaires Illuminati, avait été rejetée à l’unanimité par la Cour constitutionnelle.
Mais la deuxième affaire avait scellé la dissolution du Future Forward après que le tribunal ait statué à 7 voix contre 2 que le prêt de 192 millions de dollars accordé par son leader Thanathorn Juangroongruangkit au parti constituait un financement illégal.
Le Move Forward ne semble cependant pas trop préoccupé par une éventuelle nouvelle dissolution.
En tant que plus grand parti d’opposition, il joue un rôle crucial au Parlement.
Batailles en vue si le Premier ministre est destitué

Selfie du Premier ministre Srettha Thavisin avec le président américain Joe Biden lors du dîner de l’APEC à San Francisco en novembre 2023.
Le parti Pheu Thai, avec ses 142 sièges, restera stable.
Si Srettha est disqualifié par la Cour constitutionnelle, ce qui entraînera sa destitution, un nouveau cycle de négociations politiques et de réalignements commencera immédiatement pour désigner un nouveau Premier ministre.
Seuls cinq candidats sont éligibles au poste :
- Paetongtarn Shinawatra, chef du parti Pheu Thai ;
- Chaikasem Nitisiri, candidat du parti Pheu Thai ;
- Anutin Charnvirakul, vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et chef du parti Bhumjaithai ;
- Le général Prawit Wongsuwan, chef du parti Palang Pracharath ;
- Pirapan Salirathavibhaga, vice-Premier ministre, ministre de l’Énergie et chef du Parti de la nation thaïlandaise unie.
Pendant la période précédant le verdict, le Pheu Thai, en tant que principal parti de la coalition, doit jouer la carte de la sécurité et prendre du recul pour écouter les demandes des partenaires de la coalition.
De même, les partis de la coalition pourraient profiter de ce moment pour faire avancer leur programme.
Le parti Bhumjaithai, en tant que deuxième parti le plus important, en particulier, jouera un rôle majeur.
Désormais, il faut prêter attention aux partenaires de la coalition comme le parti Palang Pracharath et le parti United Thai Nation, qui peuvent poser des conditions pour négocier avec le parti Pheu Thai.
Le paysage politique est entré dans une phase de manœuvres stratégiques, où vraies et fausses nouvelles circulent largement.
Il reste à voir dans quelle mesure et pendant combien de temps le Pheu Thai et son leader feront des concessions aux partenaires de la coalition.
Voir aussi :
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Source : The Nation Thailand
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5 commentaires
On va encore bien rigoler… ou pleurer.
Et en France ?
Et aux States ?
Il me tarde de suivre cela de près, jour après jour pour ces 2 affaires, qui bien que jugées distinctement, auront des conséquences au minimum indirectes sur le plan politique, l’une par rapport à l’autre.
En ce qui concerne la possible dissolution du Parti Move Forward, qui est déjà une réincarnation du Future Forward, mais avec l’avantage que son dirigeant et tête de liste aux élections, Pita n’a pas été condamné ni déclaré inéligible dans une affaire précédente, contrairement au leader du Future Forward, Thanathorn, ce qui l’avait empêché de se présenter aux élections de 2023, propulsant Pita au devant de la scène électorale, je ne me fais pas trop de soucis pour sa personne, même en cas de dissolution du Parti sous l’appellation « Move Forward »…
Tel un Phoenix, un parti identique, renaîtra de ses cendres sous une nouvelle appellation, à moins que dans la foulée, ses principaux leaders, dont Pita, soit interdits d’activités politiques pour les 5, 10 15 ou 20 prochaines années, ce qui reste possible, étant donné que les partis de droite et centre-droit royalistes n’ont pas envie de revivre la même situation qu’en mai 2023, qui avait vu la victoire du Move Forward qui reste très populaire, écarté du pouvoir grâce à une coalition des autres partis, dont le Pheu Thai.
On sera donc fixé le 7 août prochain !
Quand au Premier Ministre Srettha, son avenir politique, à court ou à long terme, dépend plus de Taksin Shinawatra que d’une décision de la Cour constitutionnelle, dans la perspective de son remplacement au poste de premier Ministre par la Présidente du parti Pheu Thai, Paetongtarn Shinawatra, qui n’est autre que la fille cadette (37 ans) du Patriarche et ancien PM Taksin Shinawatra, qui jugerait que le moment est venu de propulser sa fille à la tête du gouvernement pour bétonner son influence sur la vie politique du pays et en diriger les orientations par procuration.
Pas si vite, l’ami, car d’autres prétendants lorgnent sur le poste suprême et ne sont pas prêts à se prosterner devant le Parr… (pardon!) le Patriarche du principal parti au pouvoir.
Tout cela sur fond de manœuvres politico-stratégiques pas très discrètes…
Il faudra donc encore patienter 2 à 3 semaines pour avoir les premières réactions aux décisions de la Cour constitutionnelle de ces 7 et 14 août prochains…
En dehors de ces 2 hypothèses, reste la possibilité que, d’une part, Srettha garde son poste de premier Ministre, malgré l’erreur énorme au niveau politique, de promouvoir à un poste ministériel, une personne dont le casier judiciaire comporte une condamnation pour corruption de hauts fonctionnaires de la Justice et d’autre part que le Move Forward ne soit pas dissous et que ses dirigeants ne soient pas interdits d’activités politiques pour la prochaine législature de 2028.
Le retour du « sous-marin » Taksin Shinawatra dans les eaux territoriales thaïlandaises ne se fait pas sans remous en eaux profondes !!!
Bientôt un nouveau coup d’État !!!
La famille royale en principe représente le pouvoir, la sagesse du Divin pour conduire le peuple dans le respect de Bouddha, à l’émancipation de l’esprit dans son enseignement.
Que rien ne puisse remettre en question Son Autorité !
Om Mani Padme Um…