Deux jours après le vote en faveur de la nouvelle constitution, le Premier Ministre a tenu à rassurer les journalistes en réaffirmant qu’il y aurait bien des élections législatives en 2017.
Pour répondre aux questions pressantes et rassurer les journalistes qui l’attendaient avant une réunion du gouvernement, le premier ministre Prayuth Chan-O-Cha, a déclaré :
« Je vous en prie, ayez confiance en la feuille de route. Des élections auront lieu en 2017, je n’ai jamais dit autre chose ».
Une constitution pour en finir avec les troubles
En approuvant à 62 %, dimanche 7 août, la nouvelle réforme constitutionnelle, les Thaïlandais permettent aux militaires de garder un certain contrôle sur les futurs dirigeants, ils se sont prononcés pour un retour au calme et un désir de plus grande stabilité politique.
Depuis plus d’une dizaine d’années, la politique du pays est rythmée par le bras de fer entre les chemises rouges, partisans de l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra (un ultra-libéral mis en place et soutenu par Washington) et les chemises jaunes, proches du Roi, qui veulent garder le pays libre et indépendant.
Une constitution anti-démocratique ?
Malgré les nombreuses victoires politique de la famille Shinawatra et de ses proches, il est impossible de savoir ce que veulent vraiment les thaïlandais, car les électeurs reçoivent de l’argent pour leur vote qui est sous contrôle de l’un ou de l’autre parti selon les régions (les partisans de Thaksin ayant les régions les plus densément peuplés).
Parfois aussi, les électeurs n’ont même pas le choix, comme des amis en Isan (région nord-est du pays) qui me racontaient qu’ils n’aimaient pas Thaksin mais qu’ils risquaient de se faire tabasser par la mafia locale si ils refusaient de voter pour la famille Shinawatra (ce qui se fait aussi peut-être dans les régions tenus par l’autre camp).
Empêcher la guerre civil et stabiliser le pays avant la transition
Les journalistes occidentaux diabolisent les militaires qui ont pris le pouvoir par un coup d’état en 2014, mais il faut toujours penser à ce qu’il se serait passé si ils n’avaient pas pris le pouvoir.
Après la prise de contrôle, les militaires ont découvert de très nombreuses caches d’armes dans le pays, ce qui tend à prouver, comme beaucoup le craignaient avant le coup, qu’une guerre civile allait être déclenchée par les chemises rouges.
Le roi de Thaïlande est âgé et malade, à son départ, le pays va vivre une transition difficile et les États-Unis peuvent en profiter comme ils font toujours, pour créer des émeutes et tenter de remettre leur homme, Thaksin, au pouvoir.
Comme l’a dit Bush lorsqu’il était président, la Thaïlande à pour eux autant d’importance que les pays de l’OTAN.
Ils avaient réussi à mettre Thaksin en place grâce à George Soros et son attaque sur le baht en 1997, pendant la crise asiatique. Cette attaque (Soros avait demandé à tous ses sbires de vendre cette monnaie et comme toujours, il avait était suivi par les autres banques) avait mis le pays à genou et permis à Soros et Thaksin d’amasser de grosses sommes d’argents.
Voir :
Comprendre la crise politique en Thaïlande, la famille Shinawatra, les rouges, les jaunes…
Soros est un banquier spéculateur qui prône l’Open Society, une idéologie qui classe les pays comme « Open » lorsqu’ils permettent aux multinationales étrangères de s’implanter et de prendre le contrôle économique et qui s’attaque aux pays dis « fermés », ceux qui osent protéger certains secteurs de leur économie pour garder leur indépendance, comme la Thaïlande.
On retrouve Soros derrière des centres de formation pour futur leader dans les pays de l’ex union-soviétique et c’est de ces centres que sont partis les révolutions orange.
Thaksin ouvre des centres sur le même modèle en Asie du Sud-Est et il est certains que ses partisans en Thaïlande, les chemises rouges, seraient eux aussi en orange si la couleur n’avait pas été déjà prise par les moines bouddhistes…
Même si les militaires ont réussi à ramener la paix, la stabilité et grâce à la nouvelle constitution, à garder la main sur le pays en cas de nouveau trouble politique, tout n’est pas fini car les USA ont placé des pions un peu partout.
Même au plus haut niveau du Bouddhisme, avec Somdet Chuang, un moine bien loin du Bouddhisme véritable, qui grâce à l’aide de Thaksin (lorsque ce dernier était premier ministre), pourrait devenir le chef de la Sangha, la communauté bouddhiste de Thaïlande !
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News