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La Thaïlande et l’UE prévoient un accord de libre-échange historique en 2026

4 commentaires 3 minutes à lire
Le ministre de l'Industrie, Thanakorn Wangboonkongchana, a rencontré l'ambassadrice de l'UE, S.E. Luisa Ragher le 16 février 2026

La Thaïlande et l’UE visent un accord de libre-échange d’ici mi-2026, avec un alignement du royaume sur les normes environnementales européennes.

À retenir
  • La Thaïlande et l’UE veulent conclure un accord de libre-échange d’ici mi-2026.
  • Bangkok s’engage à aligner son industrie sur les normes environnementales européennes.
  • Le royaume espère attirer davantage d’investissements et sécuriser ses exportations.
  • Les négociations se poursuivent malgré la transition vers un gouvernement intérimaire.

L’Union européenne est l’un des principaux marchés d’exportation de la Thaïlande, notamment pour l’automobile, l’électronique et l’agroalimentaire.

Le ministère thaïlandais de l’Industrie a fait part de son intention de conclure les négociations de l’accord de libre-échange (ALE) avec l’Union européenne, malgré la transition actuelle vers un gouvernement intérimaire.

Une réunion de haut niveau pour accélérer les négociations

Lors d’une réunion de haut niveau le 16 février 2026, le ministre thaïlandais de l’Industrie, Thanakorn Wangboonkongchana, a reçu S.E. Luisa Ragher, ambassadrice de l’UE en Thaïlande, afin de discuter d’une feuille de route pour la synergie industrielle.

Les discussions ont porté sur l’harmonisation du secteur manufacturier thaïlandais avec les normes environnementales européennes strictes.

Rassurer les investisseurs malgré la transition politique

Répondant aux préoccupations concernant le climat politique national, M. Thanakorn a rassuré la délégation en affirmant que le ministère restait pleinement opérationnel.

Dans le cadre de la politique « pousser, lutter, tirer, persévérer », le gouvernement s’est engagé à restructurer l’économie nationale afin de garantir un environnement harmonieux pour les capitaux européens.

« L’Union européenne est la pierre angulaire de notre stratégie économique », a déclaré M. Thanakorn.

« Même pendant cette période de transition, notre priorité est de maintenir la continuité des politiques et d’offrir une certitude absolue aux investisseurs du bloc. »

Décarbonisation et normes européennes : la stratégie industrielle thaïlandaise

Le ministre a présenté une stratégie en trois volets pour moderniser le secteur industriel thaïlandais :

1. Décarbonisation

Une action concertée en faveur de la neutralité carbone et des émissions nettes zéro, avec un accent particulier sur la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques (VE).

2. Alignement réglementaire

La Thaïlande a exprimé une position proactive en faveur de l’alignement sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) et le règlement sur les transferts de déchets (RSW) de l’UE.

Cette mesure vise à garantir que les exportations thaïlandaises répondent aux normes écologiques européennes, réduisant ainsi les frictions commerciales.

Autrement dit, éviter de futures taxes carbone aux frontières européennes.

3. Global Gateway

Le ministère cherche activement à tirer parti de l’initiative « Global Gateway » de l’UE, dotée d’un budget de 300 milliards d’euros, afin d’attirer des investissements de haute qualité dans les industries à courbe en S de la Thaïlande.

Un partenariat stratégique appelé à transformer les relations UE-Thaïlande

L’ambassadrice Ragher a souligné que la Thaïlande reste le troisième partenaire commercial de l’UE au sein de l’ASEAN, derrière Singapour et le Japon.

Elle a mis en avant l’« alignement naturel » entre le modèle économique bio-circulaire-vert (BCG) de la Thaïlande et les objectifs de transition verte de l’UE.

L’ambassadrice a en outre encouragé la Thaïlande à poursuivre la rationalisation de son environnement réglementaire.

Elle a souligné que le fort potentiel commercial du royaume serait encore plus attractif pour les États membres de l’UE si les obstacles bureaucratiques étaient réduits.

« Le dialogue d’aujourd’hui marque une étape cruciale dans l’élévation de notre relation au rang de partenariat stratégique », a conclu M. Thanakorn.

« Nous construisons un écosystème économique qui garantit une croissance durable pour les deux régions à long terme. »

Voir aussi :

La Thaïlande va doubler ses échanges commerciaux avec l’Union européenne

Thaïlande : vers un accord commercial historique avec les États-Unis

La Thaïlande signe un accord de libre-échange historique avec l’Europe

Après l’Europe, la Thaïlande veut conclure davantage d’ALE en 2025


Source : The Nation Thailand

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4 commentaires

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HANSSON 17 février, 2026 - 13 h 01 min

Rien de nouveau du côté des règlementations sociales et des mécanismes automatiques de remboursement des frais médicaux par les offices mutuellistes européens, ni au niveau des facilités de voyages avec une autorisation de séjour (30 jours) sans visa pour les ressortissant(e)s thaïlandais(e)s en vacances court séjour dans l’espace Schengen + Suisse…???

Il n’est question que des relations commerciales bilatérales entre l’UE, la Thaïlande, les industries et les entreprises exportatrices et d’investissements.

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Jean Pierre 18 février, 2026 - 12 h 20 min

Je suis bien de votre avis, Hansson.

D’un autre côté, on peut comprendre qu’ils ne tiennent pas à casser cette belle machine à fric que représente la masse des visas pour les ressortissant(e)s thaïlandais(e)s.

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Christophe 19 février, 2026 - 23 h 02 min

Est-ce que ça rapporte vraiment autant que vous le dites ?…

Déjà je ne vois pas trop de raz de marée de touristes thaïlandais dans les rues parisiennes (malheureusement).

Ensuite ça coûte toutes ces paperasses (et pourtant souvent inutiles, voire décourageantes pour entreprendre) : l’autre jour à la mairie pour une attestation d’accueil pour l’obtention d’un visa justement (personne venant du Pérou), cela coûte 30€, pour pas grand-chose pourtant, et le gars de la mairie me dit qu’en réalité cela fait perdre de l’argent à la municipalité de faire ce genre de paperasse, que le timbre fiscal devrait être plus élevé pour que ça leur rapporte.

Et c’est qui les « ils » dont on parle tout le temps ?

Ne serait-ce pas « nous », en fait?

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Jean Pierre 20 février, 2026 - 15 h 40 min

@Christophe,

Les 30€ dont vous parlez pour l’attestation d’accueil, c’est l’arbre qui cache la forêt, puisqu’à ces 30€, il vous faudra ajouter des frais de dossier, des frais d’assurance ainsi que les frais de visa proprement dit.

Soit un total qui atteindra la barre des 150€.

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