Accueil Actualités en ThaïlandeThaïlande : plus de 1 100 foyers d’incendie détectés et risque de smog transfrontalier

Thaïlande : plus de 1 100 foyers d’incendie détectés et risque de smog transfrontalier

1 commentaire 2 minutes à lire
Brûlage agricole dans un champ en Thaïlande

Les points chauds se multiplient en Thaïlande et dans les pays voisins, ce qui aggrave les risques de smog dans le pays.

L’Agence de développement des technologies géoinformatiques et spatiales (GISTDA) a publié lundi 9 mars un rapport sur les points chauds détectés grâce aux données du satellite Suomi NPP du système VIIRS.

Elle a indiqué que la Thaïlande comptait pas moins de 1 136 points chauds, les zones forestières restant la cible principale des incendies de forêt.

Zoom sur les zones touchées

Feu de foret

Feu de foret.

Une analyse zone par zone a révélé que les points chauds étaient répartis comme suit dans les zones à risque :

  • Zones forestières nationales protégées : 356 points chauds
  • Zones forestières de conservation : 340 points chauds
  • Zones agricoles : 167 points chauds
  • Zones communautaires et autres : 144 points chauds
  • Zones de réforme agraire ALRO : 115 points chauds
  • Zones le long des autoroutes : 14 points chauds

Ces chiffres reflètent une situation d’incendies de forêt qui affecte gravement les écosystèmes, en particulier dans les zones densément boisées, et qui pourrait également aggraver les niveaux dangereux de pollution par les particules fines PM2,5.

Smog transfrontalier : la Birmanie en tête des points chauds

Carte GISTDA montrant les points chauds dans la région

Carte GISTDA montrant les points chauds dans la région le mardi 10 mars 2026.

La Thaïlande n’est pas le seul pays confronté à cette crise.

Dans toute la région de l’ASEAN, un grand nombre de points chauds continuent d’être détectés, ce qui pourrait contribuer à la pollution transfrontalière.

Les chiffres sont les suivants :

  • Birmanie : 4 965 points chauds
  • Cambodge : 1 056 points chauds
  • Laos : 800 points chauds
  • Vietnam : 262 points chauds
  • Malaisie : 58 points chauds

Les données du satellite Suomi NPP aident les autorités à évaluer la situation et à se déployer plus précisément dans les zones touchées afin de contenir les incidents.

Le public et les agences concernées peuvent suivre les rapports en temps réel sur les points chauds et vérifier les zones à risque de catastrophe sur le site officiel du GISTDA : disaster.gistda.or.th/fire

Voir aussi :

La Thaïlande en feu : la pollution de l’air s’aggrave sous l’effet des brûlages

Dangereuse pollution de l’air : la Thaïlande durcit le ton contre les feux illégaux

Pollution de l’air en Thaïlande : l’urgence d’une loi face à la crise des PM2,5


Source : The Nation Thailand

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1 commentaire

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HANSSON 10 mars, 2026 - 10 h 50 min

En résumant un peu grossièrement, j’en conviens, ces repérages de feux, on se rend compte (en tout cas, dans ce recensement-çi) que les feux de forêts qui prennent naissance au sein de zones non habitées (ou très peu), non exploitées et autres réserves forestières et parcs nationaux constituent une grosse majorité (696 foyers) tandis que les brûlis en zones agricoles ne représentent « que » 167 foyers, soit 24 % du total de ces 2 sources et si on ajoute les foyers annexes en zones communautaires, rurales habitées ou exploitées, les brûlis agricoles ne représentent plus que 15% des foyers…

Il faut aussi remarquer que certaines entreprises publiques, districts, provinciales ou privées chargées directement ou par sous-traitance d’entretenir les abords des routes et voies rapides ont également recours au brûlage de la végétation, alors que ces mêmes autorités publiques sont censées lutter contre cette pratique qui est officiellement interdite par des lois et décrets tout comme la prostitution…

On est bien en Thailande !

Le plus navrant, c’est qu’une partie de cette pollution globale qui empoisonne l’air de nombreuses régions de Thaïlande, et particulièrement le Nord, le Nord-Est et le centre du pays, est « exportée » par nos 3 voisins, qui représentent plus de 80 % de l’ensemble des brûlis des pays du sud-est asiatique.

Dans ces conditions, les efforts que les autorités thaïlandaises semblent mettre en place d’année en année pour réduire l’impact des effets néfastes des microparticules « PM2,5 » et autres polluants aérophiles sur la santé des Thaïlandais me paraissent peu efficaces, tout comme la pollution des rivières et cours d’eau secondaires du Nord de la Thaïlande pollués aux métaux lourds et arsenic à cause de l’extraction des terres rares des mines à ciel ouvert en Birmanie !!!

Bon, je vous laisse là…. c’est l’heure de mon sirop !

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